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Revue de presse des Amériques

A la Une : Barack Obama veut faire payer les riches

Texte par : Michèle Gayral
5 mn

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Le discours sur l'état de l'Union est, ce mercredi, décortiqué à longueur de colonnes aux Etats-Unis. Le président, rapporte par exemple le New York Times, « s'est engagé à utiliser le pouvoir de l'Etat pour mieux équilibrer le rapport entre les riches et le reste de la population ; il a tenté de présenter cette année électorale comme un choix entre sa gestion constante vers une économie 'faite pour durer', et ce qu'il a appelé les politiques irresponsables du passé qui ont abouti à une faillite économique ». Il a en fait proposé, poursuit l'article, « une liste plutôt modeste d'initiatives relevant de son pouvoir exécutif, ajoutée à des projets plus ambitieux mais peu susceptibles de faire leur chemin au Congrès ».

Dans un éditorial, le même New York Times se montre plutôt sceptique sur le ton adopté par Barack Obama hier soir : « Il a décidé de briguer un nouveau mandat en populiste progressiste affiché ». Car, regrette l'éditorialiste, « la substance du discours se résume à : plus de dépenses ». Mais augmenter les impôts des plus riches ne suffira pas à couvrir les budgets en hausse de la santé, de l'énergie et de l'éducation.

Réactions républicaines

Les réactions négatives des républicains ne se sont pas fait attendre. Mais le Washington Post relève que « leur tonalité varie », ce qui « reflète les fractures exposées cette année lors d'une primaire républicaine pleine de coups », entre ceux qui préconisent des solutions genre Tea Party, et qui dénoncent le « socialisme » et le « radicalisme » présidentiels, et d'autres plus modérés.

D'ailleurs, dans le Los Angeles Times, la direction du Parti républicain s'indigne des « efforts d'Obama pour nous diviser ». Et elle s'échine, face aux mises en cause du Congrès par le président, à « porter le blâme ailleurs ». Le journal cite ainsi John Boehner, le président de la Chambre des représentants, disant : « Si le président veut montrer du doigt le Congrès, qu'il le fasse là où il convient : qu'il désigne le Sénat et sa direction démocrate ».

Histoires de dissidents cubains

Les dissidents cubains font entendre leur voix dans la presse ce matin. Au Brésil, O Globo rapporte les paroles de la célèbre blogueuse Yoani Sanchez qui, il y a quelques jours, a sollicité l'aide de Dilma Rousseff pour quitter Cuba. Yoani Sanchez compare sa situation avec celle de la présidente brésilienne, qu'une photo publiée récemment montre en train de défier du regard des militaires lorsqu'elle était jeune guérillera.

Dans le journal colombien El Espectador, c'est un dissident exilé en Espagne, Rigoberto Carceller, qui réagit à la mort la semaine dernière des suites d'une grève de la faim du détenu dissident Wilman Villar. « C'est un assassinat politique » s'exclame cet ancien prisonnier, qui rejette les explications du régime cubain, pour lequel Villar, loin d'être un prisonnier de conscience, a été condamné pour avoir agressé son épouse, et est mort de causes naturelles.

Ce décès a été publiquement condamné par le gouvernement chilien, ce qui, d'après le journal La Tercera, place les relations entre les deux pays dans une « impasse ». Car Cuba a riposté, par l'intermédiaire du journal Granma, en renvoyant Santiago « à ses propres problèmes, parmi lesquels il a identifié une baisse de popularité, des manifestations d'étudiants, et la nécessité d'abolir la loi anti-terroriste et de cesser d'opprimer les Mapuches ». Malgré cette attaque en règle venue de La Havane, La Tercera est d'avis que « le gouvernement chilien doit continuer à réclamer que les droits de l'homme soit enfin respectés à Cuba après 52 ans de totalitarisme ».

Manoeuvres dans l'opposition vénézuélienne

On va maintenant au Venezuela où l'opposition à Hugo Chavez s'organise en prévision de l'élection présidentielle d'octobre. Des primaires pour désigner celui qui portera ses couleurs ont été lancées cette semaine. Et les six candidats ne sont déjà plus que cinq. Leopoldo Lopez, bien placé dans les sondages mais menacé de disqualification par le pourvoir, a renoncé en faveur du favori, le gouverneur de l'Etat de Miranda Henrique Capriles. « Cette décision scelle la nomination de Capriles » le 12 février prochain, estime à Miami le Nuevo Herald qui commente : « Il s'est imposé en se présentant comme un administrateur efficace et en promettant de résoudre des problèmes tels que la délinquance rampante, le chômage et une inflation à 27 % ».

L'éventail de Rosines

Au Venezuela toujours, la fille cadette d'Hugo Chavez crée la polémique. Une photo montrant Rosines Chavez, le visage à moitié dissimulé par un éventail de billets verts, qu'elle a elle-même posté avec son iPhone, fait scandale sur les réseaux sociaux. Selon le journal équatorien Hoy, les internautes ironisent à la fois sur les restrictions draconiennes auxquelles sont soumis les Vénézuéliens ordinaires s'ils veulent acquérir des dollars, et sur la contradiction qu'il y aurait à posséder un iPhone pour une adolescente dont le père « n'arrête pas de déblatérer contre le capitalisme ». El Tiempo, en Colombie, remarque de son côté que « les médias vénézuéliens ont regardé ailleurs », sans doute échaudés par de précédentes mésaventures ; il ajoute que certains internautes, en signe de dérision, se font photographier dans la même pose, mais avec des bolivars locaux, bien moins cotés...

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