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La revue de presse des Amériques

A la une : reproches à la Chine

Texte par : Michèle Gayral
4 mn

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Aux Etats-Unis, c'est la Chine qui fait la Une des journaux. C'est la conséquence du séjour à Washington du vice-président de ce pays, et probable futur numéro un du régime. Mais ce coup de projecteur se fait sur un mode plutôt accusateur.

Ainsi le New York Times a choisi de privilégier, parmi les premiers interlocuteurs du dirigeant chinois, son homologue Joe Biden. Le vice-président américain a dressé devant son hôte « au visage impassible de joueur de poker » une « longue liste de griefs », des « pillages de brevets » aux « violations des droits de l'homme », et il l'a appelé à respecter « les règles du jeu ». L'éditorial du journal place par ailleurs la Chine au premier rang des « complices », ainsi dénommés dans son titre : « La Chine, la Russie et l'Inde se voient comme des leaders du monde, alors pourquoi, s'indigne l'éditorialiste, ces trois pays encouragent-ils deux régimes dangereux, la Syrie et l'Iran, à poursuivre dans leurs voies de destruction ? ». 

Comme pour illustrer le dédain qu'inspirerait à Pékin les droits de l'Homme, le Washington Post énumère les entraves infligées à l'ambassadrice du département d'Etat pour la liberté religieuse internationale. Les responsables chinois n'ont pas permis à cette diplomate de haut rang de prendre des rendez-vous, « puis ils ont invoqué le vide de son programme sur place pour lui refuser un visa », assure le journal. Mais loin de l'irritation affichée par Joe Biden, l'ambassadrice éconduite aurait alors reçu de sa hiérarchie l'instruction de rester discrète sur l'échec de sa mission, quelques jours avant le voyage de Xi Jinping.

Elie Wiesel contre les Mormons

En même temps, le climat pré-électoral américain continue à faire les grands titres. A commencer par les primaires républicaines, dont la prochaine étape importante, dans le Michigan, pourrait tourner à l'« épreuve » pour Mitt Romney. Dans cet Etat où il a vécu, son rival Rick Santorum représente maintenant un vrai « danger ». Une analyse du Washington Post, qui nous raconte aussi l'actuelle polémique opposant Elie Wiesel aux Mormons. Le Prix Nobel de la paix, et rescapé de l'Holocauste, a interpellé Mitt Romney sur les baptêmes posthumes de Juifs que pratiquerait cette Eglise dont le candidat républicain se réclame. Mitt Romney a refusé de répondre directement à cette interpellation, mais son église a présenté des excuses pour avoir par exemple baptisé après leur mort les parents du traqueur de nazis Simon Wiesenthal...

Autre écho, concernant les démocrates cette fois, trouvé dans le Los Angeles Times. Le maire de la Cité des anges, Antonio Villaraigosa, a été choisi pour présider la Convention nationale qui désignera officiellement, à la fin de l'été, Barack Obama comme candidat démocrate aux élections de novembre. L'annonce sera faite ce mercredi, alors que le président se rend précisément en Californie afin de lever des fonds pour sa campagne. Le choix de ce « Latino », mexicain d'origine, a bien sûr beaucoup à voir avec la volonté de Barack Obama de séduire la minorité hispanique des Etats-Unis, aujourd'hui la première du pays.

Primaires sous surveillance au Venezuela

Au Venezuela, la décision du pouvoir de confisquer les procès-verbaux des primaires de l'opposition fait quelques remous. Le Miami Herald rend compte de l'ordre donné par la Cour suprême du Venezuela de conserver ces listes, et de la décision de l'opposition de « désobéir ». « Les listes ont déjà été détruites dans leur quasi-totalité », indique le journal, car l'opposition avait promis de protéger l'identité des quelque trois millions de Vénézuéliens qui ont participé aux primaires le 12 février. L'inquiétude était grande en effet que ces listes servent à exercer des représailles contre ceux qui affichaient ainsi leur distance envers la révolution bolivarienne d'Hugo Chavez.

A Caracas, El Nacional titre sur la « mort d'un étudiant pour la défense de l'anonymat des électeurs »... Car une émeute a éclaté entre la police, chargée d'empêcher la destruction des listes, et des anti-chavistes décidés à contrer cette intervention policière. 7 691 procès-verbaux ont cependant pu être brulés, précise le journal. « Listes réduites en cendres », peut donc titrer de son côté 2001, qui ajoute que l'opposition cherchera, à posteriori, à contester devant la justice vénézuélienne une injonction qu'elle qualifie de « jugement de la peur ».

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