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Revue de presse des Amériques

A la Une : incendie dans une prison au Honduras : les différentes hypothèses

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Les journaux reviennent aujourd'hui encore sur le terrible incendie dans une prison au Honduras, qui a coûté la vie à au moins 355 détenus. L'enquête est désormais ouverte pour déterminer les causes et les responsables du drame.

Le journal hondurien La Tribuna expose aujourd'hui les différentes hypothèses formulées par les enquêteurs. « L'hypothèse privilégiée est celle selon laquelle un groupe de détenus, mêlé au narco-trafic, aurait payé d'importantes sommes d'argents à plusieurs agents pénitentiaires et à des policiers pour les laisser s'échapper. Mais au dernier moment », raconte La Tribuna, « ce plan aurait capoté. Les agents pénitentiaires, l'argent en poche, auraient alors décidé de bruler les prisonniers en les arrosant d'essence ». La police, elle, nie vigoureusement ces accusations, rapporte le journal hondurien. « Selon les forces de l'ordre, le feu serai parti d'un court-circuit au centre de détention ». 

Si les causes exactes du drame restent à déterminér, tous les observateurs s'accordent d'ores et déjà pour dire que l'incendie n'était en tout état de cause pas une fatalité.
A l'instar du Miami Herald qui écrit : « Voici à quoi ressemble l'anatomie d'une tragédie : le seul policier qui a les clés pour les cellules des détenus, est pris de panique quand le feu se déclare. Il part en courant. Les équipes de pompiers, dont certaines se trouvent à cinq minutes de la prison, sont alertées seulement 20 minutes après le départ du feu. Une fois sur place, les pompiers ne peuvent pas rentrer dans la prison, car des gardes, postés sur les tours de surveillance de la prison, tirent dans la cour ». L'un de ces gardes déclarent d'ailleurs au Miami Herald, qu'il a bien entendu les cris des prisonniers, qui brûlaient vifs dans leurs cellules, mais qu'il avait l'ordre de ne pas quitter son poste. « L'enquête doit déterminer les responsables de ce drame, causé par un enchainement de négligences incompréhensibles », conclut le journal. « Les 355 morts auraient pu être évités ».

Canada : le gouvernement Harper veut modifier le statut des réfugiés
 
Au Canada, le gouvernement de Stephen Harper veut modifier le statut des réfugiés. Ce projet de loi, qui a été déposé hier, fait grand bruit. « Selon le ministre canadien de l'Immigration, Jason Kenney, la mesure vise à éliminer les demandes de réfugiés frauduleuses tout en accélérant l'aide aux réels demandeurs d'asiles », rapporte aujourd'hui le site canadien d'information en ligne, Cyberpresse. Seulement voilà, l'opposition et les défenseurs des droits de l'homme ne l'entendent pas ainsi. Pour eux, « le gouvernement de Stephen Harper, fort de sa majorité, a décidé de n'en faire qu’à sa tête en matière d'immigration », estime Le Devoir. « Le projet de loi vise à défaire les compromis jadis cédés à l'opposition quant au sort du système d'accueil de réfugiés ».

L’une des dispositions du projet de loi suscite particulièrement la polémique au Canada.
Il s'agit de savoir, qui décide désormais ce qu'est un « pays sûr », c'est-à-dire, un pays qui garantit la sécurité de ces citoyens. Les citoyens de ces « pays sûrs » ne peuvent donc pas prétendre à un statut de réfugié au Canada. Jusqu'ici, c'était une commission d'experts indépendants, qui déterminait chaque année la liste des pays sûrs. Maintenant, selon le projet de loi gouvernemental, c'est le ministre de l'Immigration qui décidera. « Partis d'opposition et experts ont dénoncé le pouvoir discrétionnaire du ministre », raconte Le Devoir. « Car il y a un risque que la liste de ces pays soit utilisée à des fins politiques ».

Et le quotidien québécois de conclure : « En 2010, le Canada a reçu environ 25 000 demandes de statut de réfugié. Ce n'est pas ce qu'on pourrait appeler une grande menace. Personne ne comprend donc pourquoi le Canada s'énerve ainsi ».

Les députés au New Jersey votent pour la légalisation du mariage gay
 
Après les sénateurs, les députés de l’Etat du New Jersey ont voté hier soir en faveur du mariage homosexuel. Il faut dire que « dans les deux chambres de l'Etat de New Jersey, les démocrates sont majoritaires », fait remarquer le New York Times. « Et ils ont fait de la question du mariage gay l'une de leur priorité ». Seulement voilà : le gouverneur du New Jersey est, lui, républicain, « et même une étoile montante du parti. Au sein de cette formation, si on a des ambitions nationales, on se doit d'être farouchement opposé au mariage gay. Chris Christie va donc opposer son véto à la loi, adoptée par les députés et sénateurs. Le dernier mot reviendra aux électeurs, qui doivent se prononcer sur la question lors d'un référendum en novembre, et donc au moment de l'élection présidentielle ».

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