Mexique

Mexique : affrontement tragique dans une prison

Les proches des détenus face à des policiers à l’extérieur de la prison mexicaine d'Apodaca, où s’est produite la mutinerie, entre bandes rivales, le 19 février 2012
Les proches des détenus face à des policiers à l’extérieur de la prison mexicaine d'Apodaca, où s’est produite la mutinerie, entre bandes rivales, le 19 février 2012 REUTERS/Daniel Becerril

Au moins 44 détenus ont été tués le 19 février dans des violences entre deux bandes rivales dans une prison de la région de Monterrey, dans l’Etat du Nuevo Leon, au nord du Mexique. Les deux groupes ennemis se disputaient le contrôle du centre de détention, C'est la deuxième fois en quelques mois que se produit un événement de ce genre dans la région de Monterrey. Le 13 octobre 2011, sept détenus avaient été tués et douze blessés au cours d'une rixe entre bandes rivales dans la prison de Cadereyta.  

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Avec notre correspondant à Mexico, Patrice Gouy

Un règlement de compte entre les cartels du golfe et des Zetas a éclaté le 19 février dans le pénitencier d’Apodaca. 300 détenus sur un total de 3 000 se sont violemment affrontés. Les prisonniers d’un dortoir ont attaqué vers 3h00 du matin leurs ennemis, qui dormaient dans un autre bâtiment.

Avec des armes blanches, des pierres et des barres de fer, ils ont assassiné froidement leurs adversaires, toutes les victimes appartiennent au même dortoir. Pour couvrir leur fuite, les attaquants ont créé la panique en mettant le feu aux matelas.

Les prisons mexicaines surpeuplées, avec des cellules prévues pour six personnes, occupées parfois par 30 détenus, font l’objet d’un partage entre les bandes rivales qui se disputent l’espace vital. Pour faire taire matons et directeurs et assurer leur sécurité, les cartels distribuent allégrement argent et menaces.

Le ministre de la Justice a ouvert une enquête pour vérifier que le personnel de surveillance n’a pas agi par omission ou sous la menace. Lorsque la nouvelle des violences a été connue, les parents de détenus ont afflué aux portes de la prison pour demander des comptes aux autorités.

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