Accéder au contenu principal
ETATS-UNIS

Super Tuesday, un scrutin décisif pour les républicains

Dix Etats ouvrent leurs bureaux de vote ce mardi 6 mars. L'Ohio est un Etat clé du Super Tuesday.
Dix Etats ouvrent leurs bureaux de vote ce mardi 6 mars. L'Ohio est un Etat clé du Super Tuesday. Joe Raedle/Getty Images/AFP
5 mn

C’est le moment fort des primaires républicaines : dix Etats votent simultanément. Ils doivent désigner 437 délégués, soit presque la moitié des 1 144 délégués nécessaires à un candidat pour décrocher l’investiture. Autrement dit, l’enjeu est de taille pour les quatre prétendants qui se livrent à une guerre fratricide.

Publicité

A la veille de ce scrutin jugé décisif, tous les coups sont permis. Surtout entre les deux candidats actuellement en tête des sondages, Mitt Romney et Rick Santorum. Le premier, un multimillionnaire qui a fait fortune dans la finance croit être le seul capable de redresser l’économie du pays. Pourquoi ? « Parce que je suis le seul à y avoir eu des responsabilités », ne cesse-t-il de marteler.

Santorum, très populaire chez les ultras-religieux, lui répond du tac au tac. Il met en doute le profil conservateur de son rival. « Est-ce qu’il est vraiment digne de confiance », a-t-il lancé ces derniers jours lors de sa tournée dans l’Ohio, Etat clé du Super Tuesday. Une attaque censée de toucher le point faible de Romney qui peine toujours à convaincre l’électorat de la droite chrétienne. Celui-ci ne lui a pas pardonné ses prises de positions en faveur de l’avortement et du mariage gay. Sans parler de son « pêché originel » : Lorsqu’il a été gouverneur du Massachussetts, il avait mis en place une réforme de santé dont s’est inspiré…le président démocrate Barack Obama. Ce n’est donc pas un hasard si Romney a laissé tomber les questions sociales pour se consacrer uniquement à l’économie. Un sujet qui, espère-t-il, mobilisera l’électorat dans cette région industrielle en pleine conversion qu’est l’Ohio.

Romney le favori

Mitt Romney sait qu’il doit gagner ce « Swing State » (Etat qui peut voter tantôt démocrate, tantôt républicain) pour devenir ce que le Washington Post a qualifié « le candidat inévitable » des républicains. Mais la compétition s’annonce rude dans l’Ohio, les deux principaux rivaux y étant donné au coude à coude. Agé de 53 ans, Rick Santorum est le benjamin des candidats, il veut encore y croire.

Porté par la base chrétienne des conservateurs, il a remporté jusqu’à maintenant trois Etats. Les grands médias ont commencé à suivre sa campagne de près. Ses meetings attirent de plus en plus de gens, curieux de voire et d’entendre ce candidat qui n’a pas la langue dans sa poche et qui sait que ses positions radicales polarisent l’électorat. Son objectif : devenir le principal challenger de Mitt Romney pour les prochaines primaires.

Quelles chances pour les outsiders ?

Une défaite du troisième homme, Newt Gingrich, pourrait faciliter la tâche à Rick Santorum. Gingrich, ancien historien et « House Speaker » a été le premier républicain à se déclarer candidat. Ce qui ne l’a pas empêché de rater le début de sa campagne. Mais les débats télévisés lui ont fait marquer des points.

Or, ses attaques agressives contre Romney l’ont desservi. A 68 ans, ce vieux loup de la politique n’a pas su capitaliser ses longues expériences dans les arcanes du pouvoir à Washington. S’il perd les primaires de ce mardi 6 mars 2012 en Géorgie (l’Etat qu’il a représenté pendant des décennies au Congrès), Gingrich pourrait bien jeter l’éponge.

Un scénario que le quatrième candidat, Ron Paul, ne veut pas envisager. Même s’il n’a pas encore remporté d’Etat et même s’il a peu de chances d’en gagner ce 6 mars, ce député du Texas compte bien continuer la course. Pour l’électeur conservateur moyen, Ron Paul est comme un ovni dans le paysage républicain. Agé de 76 ans, il défend des idées « libertariennes », c'est-à-dire un Etat réduit à son strict minimum. Donc pas de « Réserve fédérale » ni de prestations sociales. Que chaque individu puisse jouir du maximum de liberté. L’establishment républicain a beau se moquer de ce politicien atypique, il réussit néanmoins de séduire certains jeunes électeurs.

L’électorat républicain indécis

Le Super Tuesday cru 2012 va-t-il atteindre l’objectif pour lequel ce scrutin a été conçu dans les années 1980 ? A savoir mobiliser les électeurs dans plusieurs Etats, donner une envergure nationale au vote et créer un élan décisif pour un candidat. Pour l’instant, l’électorat républicain a du mal à faire son choix.

Ce qui n’était pas le cas en 2008. Les primaires regroupées se sont révélées alors décisives pour le camp républicain. John McCain a émergé comme le meilleur candidat à même d’affronter Barack Obama.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.