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Suriname

Suriname : le président Dési Bouterse, amnistié par les députés, ne sera pas jugé

Poursuivi pour l'assassinat de 15 opposants politiques en 1982, l'ex-dictateur et actuel président du Suriname, Dési Bouterse, a été amnistié par un vote du parlement.
Poursuivi pour l'assassinat de 15 opposants politiques en 1982, l'ex-dictateur et actuel président du Suriname, Dési Bouterse, a été amnistié par un vote du parlement. REUTERS/Ranu Abhelakh
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Par 28 voix contre 12, l'Assemblée nationale du Suriname a voté une loi d'amnistie qui permet à Dési Bouterse, ex-dictateur, d'échapper au procès ouvert contre lui pour la mort de 15 opposants politiques en 1982. C'est donc la fin des poursuites pour l'actuel président du Suriname qui avait également été condamné par contumace aux Pays-Bas pour trafic de cocaïne.

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Dési Bouterse est un ancien soldat, l'auteur d'un coup d'État, et l'ancien dictateur du Suriname, une colonie néerlandaise jusqu'en 1975. Voilà comment le New York Times présente l'actuel président du Suriname. Ce personnage peu recommandable faisait également depuis 5 ans, l'objet de poursuites devant une cour martiale pour l'assassinat de 15 opposants dans les années 80.

Il risquait 20 ans de prison mais précisément, parce qu'il a été élu en juillet 2010 à la présidence du pays, il est couvert par une immunité jusqu'à la fin de son mandat. En faisant adopter par l'Assemblée nationale cette loi sur l'immunité, il se protège d'éventuelles poursuites. La loi qui devrait être rapidement promulguée par Desi Bouterse lui-même, doit être suivie d'une commission « Vérité et réconciliation » inspirée de la commission sud-africaine, qui, après l'apartheid a permis au pays de ne juger que les faits les plus graves tout en mettant tous les responsables d'actes graves face à leurs responsabilités.

Dési Bouterse a été condamné par contumace aux Pays-Bas pour trafic de cocaïne, peine qu'il n'a pas effectuée parce que le Suriname n'extrade pas ses ressortissants à plus forte raison ses présidents. Mais après le vote de cette loi d'amnistie, les Pays-Bas ont rappelé leur ambassadeur à Paramaribo, la capitale surinamienne.

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