Accéder au contenu principal
Argentine

Argentine : l'ex-dictateur Videla reconnaît l'existence d'un plan de disparition d'opposants

Couverture du livre «Disposición final, la confesión de Videla sobre los desaparecidos», du journaliste Ceferino Reato, dans lequel Jorge Videla a fait ces  déclarations.
Couverture du livre «Disposición final, la confesión de Videla sobre los desaparecidos», du journaliste Ceferino Reato, dans lequel Jorge Videla a fait ces déclarations. RFI/J.L Buchet
Texte par : RFI Suivre
2 mn

« Nous avons tué entre 7.000 et 8.000 personnes, et fait disparaître leurs corps», déclaration du premier chef de la dictature au pouvoir en Argentine entre 1976 et 1983. Jorge Videla ajoute dans une interview donnée depuis sa cellule que « c’était la seule solution pour en finir avec la guérilla ». Condamné à perpétuité dans plusieurs procès, Videla est actuellement jugé pour le vol de bébés nés durant la captivité de leurs parents. Ses déclarations faites le 14 avril, et à paraître dans un livre sur la dictature, ont fait grand bruit à Buenos Aires.

Publicité

Avec notre correspondant à Buenos Aires, Jean-Louis Buchet

Les faits étaient connus. Mais c’est la première fois que Jorge Videla ou un autre ancien membre de la junte militaire reconnaît l’existence d’un plan systématique d’extermination des opposants, pudiquement appelé « disposition finale ».

Jusqu’ici, aussi bien en 1985, quand ont été jugés et condamnés les principaux chefs de la dictature, que lors des procès qui se sont ouverts depuis 2004, les inculpés l’avaient toujours nié, se contentant de déplorer, au mieux, des « excès », justifiés selon eux, par le supposé état de guerre interne que connaissait alors l’Argentine.

Mais l’aveu se double aussi d’une terrible précision. Jorge Videla évoque le chiffre de 7.000 à 8.000 disparitions, ce qui risque de relancer une polémique jusqu’ici feutrée. Car ce chiffre est assez proche des 8.900 cas effectivement recensés par le rapport « nunca más » (jamais plus), qui servit de base au procès des juntes de 1985.

Mais il est très éloigné des 30.000 disparus revendiqués par les « mères de la Place de mai » et les autres organisations de défense des droits de l’homme.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.