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France / Otan

Sommet de l’Otan : vers une mission de soutien en Afghanistan

François Hollande à son arrivée au sommet de l'Otan à Chicago, dimanche 20 mai 2012.
François Hollande à son arrivée au sommet de l'Otan à Chicago, dimanche 20 mai 2012. REUTERS/Jason Reed
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Le très sensible dossier afghan était à l’ordre du jour ce dimanche soir, lors de l’ouverture du sommet de l'Otan à Chicago. Alors que les Etats-Unis et les pays membres de la force de l'Isaf ont prévu de ne quitter l'Afghanistan qu’en 2014, le président français François Hollande est décidé à tenir sa promesse de campagne : en partir dès la fin 2012, une décision qui laisse sceptique à Chicago.

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Avec notre envoyée spéciale à Chicago, Sophie Malibeaux

Les troupes de la coalition avaient un slogan : « y aller ensemble, en ressortir ensemble ». Mais la posture française oblige à revoir ce credo. Le secrétaire général de l’Otan Anders Fogh Rasmussen n’a cependant pas voulu critiquer le président français. « Il n’y a pas de surprise, il est normal qu’un président cherche à tenir ses promesses. Simplement, la France, a-t-il fait remarquer, continuera de soutenir l’Afghanistan autrement ».

Tout en affirmant qu’il n’y avait pas de précipitation générale vers la sortie, le responsable de l’Otan reconnaît que la transition est en marche. Graduellement, les forces afghanes vont devoir assumer l’entière responsabilité de la sécurité sur leur territoire. Du coup, le rôle des troupes de la coalition peut changer : d’une mission de combat, on se dirige vers une mission de soutien. L’important, c’est que cela se fasse de manière coordonnée.

Il s’agit d’éviter de donner l’impression d’une déroute. Mais la situation sur le terrain reste problématique. Les capacités de nuisance des insurgés est plus élevées que jamais, y compris au sein de l’armée nationale afghane en train de procéder à des recrutements accélérés. Et puis, à l’ouverture de ce sommet censé préparé le retrait, l’Otan n’a toujours pas obtenu que le Pakistan revienne sur le blocage des convois à la frontière avec l’Afghanistan.

« On a encore beaucoup de travail »

De très nombreuses rencontres bilatérales se tiennent en marge du sommet, dont celle qui a réuni le président Obama et le président Karzai. Voici ce qu'a déclaré le président Obama à l'issue de cet entretien :

« Nous reconnaissons les épreuves traversées par le peuple afghan pendant ces nombreuses, nombreuses années de guerre. Le président Karzai et moi-même constatons qu’il nous reste encore beaucoup de travail et que de grands défis nous attendent. Les pertes en vies humaines continuent en Afghanistan, nous allons vers des jours difficiles mais nous sommes assurés d’être sur la bonne voie, et ce que reflète ce sommet c’est que le monde est derrière cette stratégie que nous avons engagé. Maintenant, c’est à nous de la mettre en œuvre, efficacement, et je crois que nous pouvons y parvenir, notamment du fait de la force immense et la très grande résilience du peuple afghan. »

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