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Littérature / Etats-Unis

Mort de Ray Bradbury, l’auteur de «Fahrenheit 451»

Ray Bradbury, l'auteur de «Fahrenheit 451» et «Chroniques martiennes».
Ray Bradbury, l'auteur de «Fahrenheit 451» et «Chroniques martiennes». REUTERS/James Hibberd

L'écrivain américain de science-fiction Ray Bradbury, auteur des Chroniques martiennes et de Fahrenheit 451, est mort à l'âge de 91 ans à Los Angeles, a annoncé sa famille ce mercredi 6 juin. Toute sa vie, il avait dénoncé dans son œuvre le matérialisme de la société et encouragé la spiritualité de l’homme.

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« Le monde a perdu l'un des plus grands écrivains que j'ai connus, et un des hommes les plus chers à mon cœur. Repose en paix Ray Bradbury », a déclaré sur son compte Twitter Danny Karapetian, petit-fils de la légende de la science-fiction.

Ray Douglas Bradbury est né le 22 août 1920 à Waukegan, Illinois, d’une mère immigrée suédoise et d’un père technicien de ligne à haute tension. Dans sa jeunesse, il passe beaucoup de temps à la bibliothèque municipale, lit Edgar Allen Poe et se laisse influencer par les héros de science-fiction comme Flash Gordon et Buck Rogers. Selon Bradbury, « dans la vie, comme dans l'écriture, il faut agir par passion : les gens voient que vous êtes honnête et vous pardonnent beaucoup. »

« Chroniques martiennes»

Après avoir déménagé à Los Angeles avec ses parents en 1934, il publie ses premières nouvelles de science-fiction à l’âge de 17 ans pour des fanzines. En 1950, il entre dans l’histoire de ce genre littéraire avec The Martian Chronicles (« Chroniques martiennes ») dont l’action se déroule sur la planète Mars. Ce livre, rapidement devenu culte, est en fait un recueil de nouvelles rassemblées, parues dans différentes magazines entre 1945 et 1950.

Dans sa vie d’auteur, Ray Bradbury a écrit plus de 500 nouvelles, des contes, des poèmes et une trentaine de romans – dont le dernier Il faut tuer Constance, publié en France en 2004, chez Denoël comme tous les autres – mais finalement seulement deux œuvres ont eu une reconnaissance mondiale.

Souvent présenté comme un auteur de science-fiction, l’écrivain lui-même distinguait toujours la science-fiction du fantastique. « La science-fiction est une description de la réalité. Le fantastique est une description de l’irréel. Donc les Chroniques martiennes ne sont pas de la science-fiction, c’est du fantastique » expliquait-il dans une interview donnée en 1999 à Weekly Wire.

« Fahrenheit 451 »

Pour Bradbury, Fahrenheit 451 était son seul et unique livre de science-fiction, écrit à la bibliothèque de l’Université de Californie, sur une machine à écrire dans laquelle il fallait introduire une pièce de monnaie. Publié en 1953, le titre fait référence à la température, exprimée en degrés Fahrenheit, où le papier s’enflamme. Le héros du roman est un pompier, nommé « Montag » (lundi), dont la tâche consiste à brûler toutes les œuvres écrites, sans exception. Bradbury y décrit un monde soumis à la propagande télévisée où le plus terrible crime est de posséder ou lire un livre.

Fahrenheit 451 est une œuvre qui a influencé de nombreux artistes. En 1966, le cinéaste français François Truffaut en a fait un film, imprégné de son amour pour les livres et son souvenir d’un passé où les nazis brûlaient les livres des artistes considérés comme dégénérés. Plus tard, le réalisateur américain engagé Michael Moore, avait explicitement fait une référence au roman avec son documentaire « Fahrenheit 9/11 », Palme d’or à Cannes en 2004. Aujourd’hui, le réalisateur Frank Darabont, le spécialiste des adaptations de Stephen King, prépare une nouvelle version cinématographique du livre de Ray Bradbury.

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