Accéder au contenu principal
Economie / G20

G20: la crise de la dette en zone euro au menu

Le président américain Barack Obama pénètre dans son avion Air force one à destination de Los Cabos pour le G20, le 17 juin 2012.
Le président américain Barack Obama pénètre dans son avion Air force one à destination de Los Cabos pour le G20, le 17 juin 2012. REUTERS/Jason Reed
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Les chefs d'Etat et de gouvernement du G20 se retrouvent ces lundi 18 et mardi 19 juin à Los Cabos, sur la côte pacifique du Mexique, pour un sommet qui sera très largement dominé par la crise de la dette en zone euro. Les résultats des législatives en Grèce étaient particulièrement attendus et la victoire d'un parti pro-européen, en passe de former une coalition, a été accueillie avec soulagement. Les Européens sont en tout cas attendus de pied ferme par leurs partenaires du G20 qui attendent des mesures fortes pour juguler la crise en Europe.

Publicité

Avec notre envoyée spéciale au Mexique, Mounia Daoudi

Que ce soient les Américains ou les dirigeants des pays émergents au premier rang desquels la Chine, personne ne cache plus son agacement face à cette interminable crise européenne qui menace aujourd'hui l'ensemble de l'économie de la planète. Au point où Pékin, qui jusqu'à présent avait joué un rôle de moteur pour la croissance mondiale, a été contraint la semaine dernière d'abaisser ses taux pour stimuler une activité qui s'essouffle dangereusement.

Trop, c'est trop. A Los Cabos, les Européens vont donc devoir rendre des comptes à leurs partenaires du G20 qui les accusent d'entretenir le marasme en laissant s'aggraver une crise qui a démarré en 2009 avec la Grèce, avant de se propager à l'Irlande et au Portugal, et qui menace aujourd'hui rien moins que l'Espagne, troisième économie de la zone euro.

Et c'est vers l'Allemagne que tous les regards vont converger. La chancelière Angela Merkel, qui continue de défendre la mise en place de réformes structurelles et la rigueur budgétaire pour répondre à la crise, risque de se trouver bien isolée alors que ses partenaires de la zone euro soutenus par les Américains et les pays émergents l'encouragent à lâcher du lest pour relancer une croissance en panne.

Los Cabos sous haute surveillance

Avec notre correspondant au Mexique, Patrice Gouy

Située tout au bout de la Basse-Californie, la station balnéaire de Los Cabos, très prisée des touristes nord-américains se trouve dans l’un des rares Etats du Mexique où les cartels de la drogue ne sont pas présents.

La station balnéaire la plus chic du Mexique a été mise sous très haute surveillance. Des guérites militaires, avec des mitrailleuses montées sur tourelle, défendent Los Cabos. Les plages de rêve bordées de cocotiers et de palmiers à l’ombre desquels les touristes viennent habituellement se détendre sont fermées.

La mer bleu marine ou vert turquoise est patrouillée par des bateaux militaires. Tous les habitants ont été recensés et ont reçu un passe pour sortir de chez eux. Seules les voitures ayant des plaques locales peuvent circuler.

Chaque hôtel rivalise avec son service de sécurité. Le plus surveillé est le Palmilla où devrait séjourner le président Barack Obama, un bateau de guerre équipé d’une flottille d’hélicoptères est prêt à intervenir. Le déploiement de cet arsenal guerrier contraste avec la douceur de ce paradis touristique.

Si le président Felipe Calderón a fait blinder Los Cabos il n’a pas pour autant négligé les règles de l’hospitalité mexicaine. Tout est prévu pour recevoir avec attention les 9 500 invités qui devraient passer deux jours de rêve à refaire le monde.
 

 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.