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La Revue de Presse des Amériques

A la Une : Loi d’immigration de l’Arizona, la Cour suprême a tranché

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Dennis Ramos et ses compatriotes protestent à Miami contre la décision de la Cour suprême des Etats-Unis d'autoriser, dans sa loi contre l'immigration,  le contrôle d'identité au faciès en Arizona . Photo : le 25 juin 2012.
Dennis Ramos et ses compatriotes protestent à Miami contre la décision de la Cour suprême des Etats-Unis d'autoriser, dans sa loi contre l'immigration, le contrôle d'identité au faciès en Arizona . Photo : le 25 juin 2012. REUTERS/Andrew Innerarity

La plus haute juridiction des Etats-Unis a en effet rendu son jugement hier. La décision était très attendue, puisqu'elle concerne l'une des lois les plus dures jamais votées par un Etat américain en matière de lutte contre l'immigration. La Cour suprême a finalement invalidé une grande partie du texte : l'obligation pour tout immigré de devoir présenter des papiers à tout moment; l'interdiction de travailler ou de rechercher un emploi en l'absence de papiers; et l'arrestation sans mandat de tout individu soupçonné d'être clandestin. En revanche, elle a maintenu la disposition la plus controversée: le contrôle au faciès dans l'Arizona.

La question que la presse se pose aujourd'hui est de savoir si la décision de la Cour suprême est une victoire ou un échec pour l'administration Obama. Sur ce point les opinions divergent. Pour le Washington Post, il n'y a aucun doute: « la décision de la Cour suprême constitue une grande victoire pour Barack Obama. Car par leur verdict, les juges ont conforté un principe évident, à savoir: le gouvernement fédéral, et non les Etats fédérés, est en charge de la politique d'immigration. Nous n'avons franchement pas besoin de 50 lois différentes, déterminants qui a le droit de vivre dans notre pays et qui ne l'a pas ».

Le New York Times se montre plus prudent : la disposition la plus controversée de la loi est maintenue. « Par conséquent, les contrôles au faciès vont s'amplifier et viser ainsi tous les Hispaniques aux Etats-Unis, y compris les citoyens américains et les résidents légaux. Il est plus que regrettable », conclut le New York Times, « que la Cour suprême ait refusé de se pencher sur l'aspect raciste de la loi d'Arizona ».

Enfin, un quotidien régional d'Arizona justement, l'Arizona Star, écrit ceci : « La controverse qu'ont suscité l'entrée en vigueur de la loi en 2010 et la décision de la Cour suprême, hier, devrait faire réfléchir nos responsables politiques au niveau fédéral. Ce qu'il nous faut, c'est une réforme, une vraie, de notre système d'immigration ».

Paraguay : les nouvelles autorités résistent aux pressions diplomatiques

Au Paraguay, un nouveau gouvernement à été investi hier, après la destitution, en fin de semaine dernière, du président Fernando Lugo. Le quotidien La Nacion publie aujourd'hui les photos des 18 ministres que compte ce nouveau gouvernement de Federico Franco qui a remplacé Fernando Lugo à la tête du Paraguay. « Les nouvelles autorités d'Asuncion ont visiblement décidé de résister aux pressions diplomatiques, exercées par la communauté internationale, mais surtout par les pays d'Amérique latine », écrit le journal. « Dans ce bras de fer qui semble s'installer, le Brésil pourrait endosser le rôle d'arbitre. De facto, le Brésil a le plus de poids sur les événements au Paraguay, que ce soit au niveau économique ou diplomatique. Quelle position va donc adopter Dilma Roussef ? », se demande La Nacion. « Les riches Brésiliens, installés depuis 40 ans au Paraguay, où ils exploitent les principales plantations de soja, voudraient en tout cas que la présidente brésilienne apporte son soutien au nouveau gouvernement paraguayen ».

Au sein de cette nouvelle équipe au pouvoir à Asuncion, on est en tout cas conscient du rôle brésilien. « Ce n'est donc pas du tout un hasard, qu'un comité parlementaire se rende ce mardi à Brasilia pour défendre le processus politique en cours au Paraguay », rapporte aussi le journal Ultima Hora. « Hier, la Commission des relations étrangères du Sénat a par ailleurs revendiqué le droit du peuple paraguayen à l'autodétermination, sans qu'un pays étranger intervienne ».

Bolivie : situation tendue à La Paz

Les pays latino-américains s’inquiètent également de la situation en Bolivie. Une « situation explosive », à en croire le quotidien El Nuevo Diario, du Nicaragua qui titre: « La Paz est une poudrière ». En cause : la grève, pour le sixième jour consécutif, des policiers qui réclament une hausse significative de leurs salaires. La situation est déjà très tendue dans la capitale après les violents affrontements hier entre policiers et partisans du président Evo Morales mais elle risque de se tendre davantage avec l'arrivée d'une marche d'Indiens, qui protestent contre un projet routier qui traverserait leur territoire, explique El Nuevo Diario.

Le président bolivien, lui, parle d'une tentative de coup d'Etat. Cette thèse est vigoureusement rejetée par le quotidien El Nacional : « Un coup d'Etat mené par des indigènes épuisés et malades, par des policiers affamés et par des travailleurs sociaux ? Et par qui d'autre encore ? Pourquoi pas les boy-scouts et les jardiniers aussi ? Avec tout le respect qu'on doit à nos responsables politiques, il ne faut pas qu'ils nous prennent pour des imbéciles », conclut ce journal conservateur.

 

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