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Guyane française

Guyane : deux militaires français tués au combat contre des orpailleurs clandestins

Photo aérienne prise en juin 2004, en Guyane, du village d'orpailleurs illégaux du site de Dorlin, avant le démantèlement du village par les autorités françaises.
Photo aérienne prise en juin 2004, en Guyane, du village d'orpailleurs illégaux du site de Dorlin, avant le démantèlement du village par les autorités françaises. AFP PHOTO/ GENDARMERIE NATIONALE
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Deux militaires français ont trouvé la mort en Guyane, mercredi 27 juin, lors d'une opération conjointe entre l'armée et la gendarmerie contre des chercheurs d'or clandestins. Deux gendarmes ont également été grièvement blessés dans cette opération. L'orpaillage se développe fortement dans cette région reculée de l'Amazonie ; les opérations militaires et les patrouilles sont fréquentes, mais rarement aussi violentes.

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Avec notre correspondant à Cayenne, Frédéric Farine

Tout commence mercredi 27 juin au matin lorsque quatre hélicoptères de la gendarmerie et de l'armée s’approchent du site de Dorlin, à l’ouest de la Guyane, théâtre dramatique depuis vingt ans de la production d’or illégale dans la forêt guyanaise.

L’hélicoptère de gendarmerie est la cible d’un feu nourri. Un gendarme est légèrement blessé à la cuisse par une balle qui a traversé la paroi. Les forces de l’ordre battent en retraite. L’opération des autorités visait à sécuriser un site de Dorlin afin qu’une société minière légale puisse y envoyer des géologues.

Puis la mission reprend dans l’après-midi. Les hélicoptères déposent une douzaine de gendarmes et environ vingt militaires. Après quelques centaines de mètres de marche sur un sentier en forêt, c’est le guet-apens. On leur tire dessus. Deux militaires de 29 et 32 ans meurent sous les balles. Deux gendarmes ont été blessés mais leurs jours ne seraient pas en danger.

Les deux militaires, un adjudant et un caporal-chef, appartenaient au 9e régiment d'infanterie de marine basé en Guyane.

Un opérateur minier, bon connaisseur de la région, y voit un véritable acte de guerre d’une des bandes armées qui se succèdent sur ce secteur très riche en métal jaune, une bande faisant régner la terreur au sein même des orpailleurs illégaux.

En janvier dernier à Dorlin, dans les heures précédant la visite de Nicolas Sarkozy en Guyane, un réglement de comptes entre bandes d' orpailleurs illégaux avait fait 6 morts, dont cinq corps ont été retrouvés. Un sixième mort jeté au fond d'un puits clandestin n'en a jamais été extirpé.

On estime qu'entre 10 000 et 12 000 clandestins, pour la plupart Brésiliens, sillonnent inlassablement la forêt de ce département français grand comme le Portugal à la recherche de quelques grammes d'or.

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