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La revue de presse des Amériques

A la Une : Enrique Peña Nieto, président élu du Mexique

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Le Mexique a un nouveau président : il s'appelle Enrique Peña Nieto. « Election présidentielle : le triomphe d’Enrique Peña Nieto », titre El Infomador. El Universal ouvre avec cette citation du nouveau chef d'Etat : « J'exercerai une présidence démocratique ». Le candidat du PRI, du Parti révolutionnaire institutionnel, a remporté, selon les derniers résultats provisoires, 37,16% des voix.

« Immédiatement après l'annonce des premiers sondages à la sortie des urnes, Enrique Peña Nieto s'est rendu au siège de son parti où il a tenu son premier discours en tant que président élu du Mexique », écrit encore El Universal qui met l'accent sur cette déclaration du candidat du PRI : « J'exercerai une présidence moderne, ouverte à la critique et disposée à écouter ».

La violence liée au narcotrafic : préoccupation principale des Mexicains

Le quotidien Vanguardia se penche sur les premières annonces du président élu concernant la lutte contre le narcotrafic : « Enrique Peña Nieto a dit lors de son premier discours qu'il continuera la lutte contre le crime organisé, mais avec une nouvelle stratégie, pour réduire la violence dans le pays. Il a assuré que dans son gouvernement, il n'y aura ni pacte ni trêve avec le crime organisé ». Une déclaration qui vise à rassurer tous ceux qui ont encore en mémoire les affaires de corruption et les liens avérés entre les membres du PRI et les cartels de la drogue.

La victoire du PRI : un retour en arrière pour le Mexique ?

La presse mexicaine se pose donc la question aujourd’hui de savoir si, avec la victoire du PRI, le pays ne risque pas de vivre un retour en arrière. Il est vrai que le Parti révolutionnaire institutionnel a régné sur le Mexique pendant 71 ans d’une main de fer. Mais en 2000, le PRI est passé dans l’opposition.

Et depuis, « il y a toute une série de contre-pouvoirs qui se sont développés au Mexique grâce au renforcement des institutions et du pouvoir fédéral », analyse El Economista. Le journal économique a consulté différents analystes politiques mexicains. Et tous s’accordent sur ce point : « Il n’y aura pas de retour à l’autoritarisme au Mexique ». Même si le PRI signe un retour massif au pouvoir en remportant non seulement la présidence, mais aussi la majorité au Congrès. Selon les derniers résultats provisoires, la coalition entre le PRI et les écologistes tient la corde avec 53% des sièges au Parlement. Au Sénat, cette même coalition remporterait 16 des 32 sièges.

Des élections au Mexique suivies de près par les Etats-Unis

Le Washington Post estime lui aussi, que le retour du PRI ne signifie pas le retour de ce que le Prix nobel de littérature, Mario Vargas Llosa, avait appelé « la dictature parfaite » : « Le Mexique a changé », confirme l'éditorialiste. « Le président exerce aujourd'hui seulement le pouvoir que lui accorde la Constitution. Le Congrès compte des élus issus de plusieurs partis politiques et la Cour suprême est indépendante. Mais toutes ces avancées ne signifient pas que le PRI est devenu un parti moderne », modère le Washington Post. « Ses dinosaures ont trouvé refuge au sein des gouvernements régionaux et dans les rangs de puissants syndicats, comme dans l'industrie pétrolière. Des monopoles, publics et privés, ont survécu. Enrique Peña Nieto a parlé d'un PRI rénové, mais il n'a pas expliqué comment il compte démanteler ces structures et faire cesser des pratiques qui perdurent ».

Le New York Times se montre également prudent. « Dans leur grande lassitude, les électeurs mexicains font le choix du passé », titre le journal qui poursuit : « Ces derniers mois, Enrique Peña Nieto s'est rendu à plusieurs reprises à Washington afin de se présenter aux élus et aux leaders d'opinion. Lors de ses visites, il a promis un renforcement des relations bilatérales. Mais, prédit le New York Times, Washington va surveiller le nouveau président et son gouvernement de très près. L'administration Obama est déterminée à réagir immédiatement si le Mexique commence à relâcher la pression sur les trafiquants de drogue ».

Mis à part la lutte contre le crime organisé, les Etats-Unis et le Mexique ont beaucoup d'intérêts en commun. C'est ce que souligne aujourd'hui le Miami Herald : « Les Etats-Unis ne partagent pas seulement une frontière de 3 200 km avec le Mexique. Des coopérations étroites entre les deux pays existent aussi dans les secteurs du commerce, de l'énergie, de la sécurité, et de la migration », explique le journal de Floride. « Le Mexique est le troisième partenaire commercial des Etats-Unis, après la Chine et le Canada. Six millions d'emplois aux Etats-Unis dépendent du commerce avec le Mexique et 10 millions de citoyens américains se rendent au Mexique chaque année. Il est donc de l’intérêt de tout le monde que les bonnes relations entre les deux pays perdurent », conclut le Miami Herald.  

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