ETATS-UNIS

La justice américaine enquête sur sa propre fiabilité

Leon Panetta, le secrétaire de la Défense, veut un système qui soit «équitable, crédible et sûr». ( ici à Washington, le 5 janvier 2012)
Leon Panetta, le secrétaire de la Défense, veut un système qui soit «équitable, crédible et sûr». ( ici à Washington, le 5 janvier 2012) Reuters/Jason Reed

Le Pentagone vient de former une commission de juristes et d’officiers à la retraite pour évaluer la crédibilité et l’efficacité de la justice militaire quand il s’agit de juger des soldats américains accusés de crimes dans les zones de guerre depuis 2001.

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Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet

L’examen va porter sur le comportement de la justice militaire à l’égard des soldats ayant combattu en Irak et en Afghanistan et qui ont été impliqués dans des crimes ou des violences contre des civils.

L’exemple type est le massacre d’Haditha au cours duquel en novembre 2005, des militaires américains ont abattu 24 civils irakiens. Or, sept des huit soldats soupçonnés ont été innocentés.

Pour le responsable juridique du Pentagone, Jeh Johnson, il s’agit de s’engager dans « une analyse critique ». Leon Panetta, le secrétaire à la Défense qui a instauré la commission , note que « même si les abus ont été rares (…) ils ont engendré des situations explosives qui ont menacé de saper notre mission et notre relation avec le gouvernement hôte et sa population ».

Leon Panetta veut donc un système qui soit « équitable, crédible et sûr ». L’évaluation doit inclure la façon dont les incidents sont rapportés, et la façon dont l’enquête a été menée, afin d’améliorer les procédures et les ressources accordées aux enquêteurs. La commission n’étudiera pas les cas de mauvais traitements des prisonniers, ni ceux des civils tués accidentellement lors des échanges de tirs avec l’ennemi.

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