Québec / Enseignement

Pour les étudiants québécois, «rien n'est réglé»

Les étudiants québécois protestent, depuis de nombreux mois, contre l'augmentation des prix des cours à l'université.
Les étudiants québécois protestent, depuis de nombreux mois, contre l'augmentation des prix des cours à l'université. REUTERS/Olivier Jean

C'est une semaine cruciale pour les étudiants du Québec. Sur fond de campagne électorale, les étudiants des collèges en grève doivent reprendre les cours cette semaine mais aussi voter pour la reconduction -ou pas- de la grève. La mobilisation s'essouffle, même si beaucoup y croient encore et si plusieurs centaines de personnes ont encore manifesté cette nuit.

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Avec notre correspondante à Montréal, Marie-Laure Josselin

« Il ne faut pas prendre une campagne électorale comme un somnifère ! », « je suis là six mois plus tard car je pense qu’il n’y a rien de réglé. »

Dans les rues de Montréal, les manifestations nocturnes se poursuivent. Les marcheurs sont moins nombreux, mais toujours aussi motivés : « Même si on ne retourne pas en grève, la lutte n’est pas finie. On continue à manifester. »

Comme dans son collège, on a voté la reprise des cours, Juliette manifeste pour montrer son mécontentement car cette semaine, c’est dans les collèges que le sort de la mobilisation se joue. Sur quatorze établissements, huit se sont déjà exprimés et deux seulement ont choisi de rester en grève : « Je suis quand même pour la grève, mais là, vu qu’on a des élections, on a peut-être une chance de faire changer les choses. J’aimerais retourner à l'école, il serait temps car on est pas mal en retard. »

« Acquis majeurs »

« Le combat en vaut la chandelle et je pense qu’il y a beaucoup de jeunes qui sont persuadés qu’il faut continuer la lutte, qu’on n’a pas fait tout cela pour rien », « on a quand même réussi à déclencher les élections et on a quand même réussi à faire tomber une ministre de l’Education. Ce sont deux acquis majeurs et on continue. »

Du côté des universités, trois facultés ont opté pour la continuité de la grève générale, les autres doivent encore se prononcer. Mais peu importe l’issue de ces votes, les fédérations étudiantes misent aussi sur l’arène politique, en appelant les jeunes à aller aux urnes le 4 septembre, pour changer de gouvernement.

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