Mexique / Violence

Mexique : le gouvernement envoie des renforts dans le Michoacan

Un enfant sur son vélo devant deux véhicules brulés par les membres d'un gang de narcotrafiquants à Nueva Italia, dans le Michoacan, le 11 août 2012.
Un enfant sur son vélo devant deux véhicules brulés par les membres d'un gang de narcotrafiquants à Nueva Italia, dans le Michoacan, le 11 août 2012. REUTERS/Leovigildo Gonzalez
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Face à une recrudescence de la violence, le gouvernement mexicain a envoyé dans l’Etat du Michoacan, mardi 14 août 2012, un millier d’agents de la police fédérale et 400 soldats appuyés par une trentaine de véhicules blindés et deux hélicoptères Black Hawk. Ils viennent ainsi renforcer la lutte contre les trafiquants de drogue membres de deux cartels très actifs dans cette région située à l’ouest du Mexique.

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Avec notre correspondant à Mexico, Patrick-John Buffe

Le déploiement au Michoacan de nouveaux contingents de la police fédérale et de l’armée fait suite à de violents affrontements, la semaine passée, entre forces de sécurité et narcotrafiquants dans la ville d’Apatzingan, bastion du cartel des Chevaliers Templiers.

Au terme de ces combats qui ont duré des heures, huit délinquants ont été abattus, quatre policiers ont trouvé la mort et une trentaine de véhicules ont été incendiés. Mais les chefs du cartel, que traquaient les autorités mexicaines, ont eux réussi à s’enfuir.

Cette nouvelle flambée de violence n’est pas propre au Michoacan. D’autres régions du Mexique ont dû faire face à une augmentation de l’insécurité ces dernières semaines. En conséquence de quoi, le gouvernement mexicain pourrait également envoyer des renforts dans sept autres Etats.

La presse mexicaine parle de 15’000 membres de l’armée et de la police fédérale qui seraient prochainement déployés dans ces zones où est très actif un autre cartel, celui des Zetas.

Mais après six ans d’opérations militaires lancées dans tout le pays, le déploiement d’un nombre si important de soldats et de policiers pourrait, s’il se confirme, renforcer l’impression que la stratégie du président Calderon pour lutter contre le crime organisé a été un échec.

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