Etats-Unis/Sciences/Santé

Santé : des parasites pour soigner la sclérose en plaque

Des recherches sont engagées pour lutter contre la sclérose en plaque.
Des recherches sont engagées pour lutter contre la sclérose en plaque. AFP

Ingurgiter volontairement des oeufs d'un parasite du cochon, ce n'est pas une idée qui viendrait à l'esprit de tout le monde. Pourtant, c'est la piste très sérieuse que suivent des scientifiques américains pour lutter contre la sclérose en plaque ou des maladies inflammatoires de l'intestin. Une étude sur une centaine de patients va d'ailleurs débuter dans les prochaines semaines.

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Dans les pays urbanisés, il y a beaucoup plus de personnes atteintes de maladies auto-immunes telles que la maladie de Crohn que dans les pays où sévissent le plus de parasites et de maladies infectieuses.

C'est comme si, à force de vivre dans un monde aseptisé, notre système immunitaire, moins utilisé, se mettait à attaquer notre organisme. De là, est partie l'idée de l'agresser, et donc en quelques sortes de le stimuler, en ingérant volontairement des oeufs de parasites.

Concrètement, c'est une centaines de patients atteints de la maladie de Crohn qui ont été choisis pour participer à cette étude. Toutes les deux semaines et pendant 3 mois, ils devront avaler un liquide contenant 7 500 oeufs de trichuris suis, un petit ver, qui vit dans le cochon. Il ne pas se reproduire chez l'être humain, et meurt au bout de deux semaines. Aucun risque donc de le voir envahir notre organisme.

Mais la pratique est tout de même dangereuse : inoffensif dans le système digestif, ce ver pourrait voyager et se retrouver dans les poumons ou dans le cerveau.

Pour éviter ça, l'idéal serait d'identifier quelles molécules produites par ce ver ont un effet positif sur le système immunitaire. Il ne resterait plus qu'à les produire de manière artificielle et les utiliser sans risque.

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