Argentine

Argentine : séance de méditation massive à Buenos Aires

Sri Sri Ravi Shankar avant la séance de méditation massive, à Buenos Aires, le 9 septembre 2012.
Sri Sri Ravi Shankar avant la séance de méditation massive, à Buenos Aires, le 9 septembre 2012. REUTERS/Enrique Marcarian
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Plus de 150 000 personnes ont participé, hier, dimanche 9 septembre à Buenos Aires, à une séance de méditation massive dirigée par le célèbre gourou indien Sri Sri Ravi Shankar. Cette manifestation était le point culminant d’une semaine consacrée à la spiritualité organisée dans la capitale argentine autour de Sri Sri Ravi Shankar. Dans un pays où les philosophies orientales comptent des centaines de milliers d’adeptes, politique et business ont tout naturellement accompagné la méditation.

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Avec notre correspondant à Buenos Aires, Jean-Louis Buchet

Pendant une semaine, Buenos Aires a vécu au rythme de Sri Sri Ravi Shankar. Dans un pays où sa fondation, l’Art de vivre, est très bien implantée, le maître a donné conférence sur conférence et dirigé plusieurs séances de méditation. La dernière a eu lieu ce dimanche 9 septembre devant des dizaines de milliers de fidèles rassemblés dans un parc du centre de la ville. Partout, le gourou a été écouté dans un silence quasi religieux : « Méditer n’est pas se concentrer. Et la méditation n’exige pas d’efforts », a-t-il expliqué.

Autour de Sri Sri Ravi Shankar, des dizaines de leaders spirituels ou prétendus tels, venus des quatre coins du monde, et des gourous locaux. Mais aussi des politiques, dont le maire de Buenos Aires, Mauricio Macri, qui en a profité pour faire passer son message : « Travailler au service des gens, et sentir que mon bonheur est le bonheur de beaucoup ».

Les maisons d’édition spécialisées et toutes sortes de stands, y compris de vendeurs de tee-shirts à l’effigie du gourou indien, avaient aussi leur place sur les lieux de méditation. Ce qui ne semblait pas gêner le public, comme en témoigne Julieta Ortiz, thérapeute zen shiatsu : « S’il y a des personnes qui souhaitent faire du commerce avec la spiritualité, qu’ils le fassent. Nous vivons dans une société de consommation et nous sommes encore en transition ».

Manifestement, à Buenos Aires, dans la « capitale mondiale de l’amour », l’heure n’était pas à la critique !

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