La Revue de presse des Amériques

A la Une : où va la campagne de Mitt Romney?

Mitt Romney, le candidat républicain à une collecte de fonds à Dallas, dans le Texas, le 18 septembre 2012.
Mitt Romney, le candidat républicain à une collecte de fonds à Dallas, dans le Texas, le 18 septembre 2012. REUTERS/Jim Young

Où va la campagne de Mitt Romney ? C'est la question que se pose aujourd'hui la presse américaine, alors que le candidat républicain enchaîne les gaffes.

Publicité

LeNew York Times revient sur les déclarations de Mitt Romney, enregistrées à son insu lors d'un diner privé de donateurs. Diner pendant lequel Mitt Romney a qualifié 47% d'Américains d'«assistés», injure ultime aux Etats-Unis. « On ne s'y attendait pas mais une guerre des classes a éclatée en pleine campagne présidentielle. Et celui qui l'a déclarée, s'appelle Mitt Romney », écrit le journal qui poursuit : « Fini la prétention de vouloir être le président de tous les Américains. M. Romney a divisé le pays entre les électeurs qu'il convoite et les 47% d'Américains dont il n'a rien à faire ».

Même son de cloche dans les colonnes du Washington Post : « Romney touche le fond », s'exclame l'éditorialiste du quotidien. « Ce n'est pourtant pas la première bourde que commet le candidat républicain. Mais là, avec ses déclarations, alors qu'il se croyait à l'abri des journalistes, là vraiment il dépasse l'entendement. Ce n'est pourtant pas facile d'être aussi mauvais. Mais Mitt Romney a réussi ». Et le Washington Post laisse entendre que le candidat républicain risque fort de ne pas pouvoir se relever « après cette blessure qu'il s'est lui-même infligée ».

Ce point de vue n’est pas partagé pas leNational Journal qui fait partie des quotidiens ancrés à droite. « Respire, Washington ! Il est trop tôt pour donner Mitt Romney vaincu », conseille l'éditorialiste. « Il est vrai », reconnaît le National Journal, « que le candidat républicain est mal en point. Ce n’est pas pour autant qu'on devrait cracher sur Mitt Romney qui a toujours ses chances dans la course à la Maison Blanche. Et ceci pour plusieurs raisons », détaille le journal : « La situation économique des Etats-Unis reste plus que préoccupante. Après les manifestations violentes dans le monde arabe contre le film anti-islam, la situation pourrait se retourner contre Barack Obama, car rien n’affaiblit plus un président sortant qu'une crise internationale. Et enfin, les débats télévisés entre les deux candidats pourraient tourner à l'avantage de Mitt Romney, parce que Barack Obama n'est pas un débatteur parfait », estime le National Journal.

Venezuela : la campagne présidentielle se radicalise

A moins de trois semaines du scrutin, prévu le 7 octobre prochain, El Nuevo Herald se montre aujourd'hui très préoccupé par la situation dans le pays. « La campagne du président Chavez incite à la violence », titre le journal en Une. « Des groupes armés bloquent les pistes des aéroports pour que le candidat de l'opposition Henrique Capriles ne puisse pas atterrir sur les lieux de ses meetings électoraux et les partisans du président Hugo Chavez descendent dans les rues avec une seule mission : détruire les affiches électorales du rival. On dirait, poursuit le journal, que la campagne du candidat de la révolution bolivarienne a enlevé ses gants de boxe pour mieux porter des coups bas et même avoir recours, dans certaines occasions, à la pure violence. Tout cela pour tenter d'empêcher l'élection du candidat de l'opposition ».

Le Miami Heraldaussi estime que Hugo Chavez, bien qu'affaibli, est toujours capable de porter des coups au camp adverse. « Ce que fut pendant 14 ans "l'ouragan Hugo" a été reclassé en "tempête tropicale" », estime le quotidien de Miami. « Aujourd'hui l'ensemble des apparitions électorales du président vénézuélien est réglé comme du papier à musique et se déroule pour la plupart dans les environs du palais présidentiel à Caracas, pendant que son rival, Henrique Capriles, sillonne le pays. Mais cela ne veut pas dire que Hugo Chavez est hors d'état de nuire », fait remarquer le Miami Herald qui conclut : « Sa campagne se radicalise, aussi bien dans les propos que dans les actes ».

Mexique : chasse à l’homme de grande envergure

Dans le nord du Mexique se déroule depuis hier une chasse à l'homme de grande envergure. Pour les autorités mexicaines il s'agit de retrouver 132 détenus qui se sont échappés lundi de la prison de Piedras Negras. « 5 000 policiers et militaires sont à l'œuvre pour retrouver les fugitifs », rapporte le journal mexicainVanguardia. « Les contrôles ont même été tellement intenses qu'ils ont provoqué des embouteillages monstres dans certaines localité du nord ».

« Deux fugitifs ont été capturés, lourdement armés », écrit de son côté le quotidien Chronica qui raconte aussi que le cartel des Zetas est probablement derrière ce que les autorités mexicaines appellent désormais la « mégafuite ».

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail