La Revue de Presse des Amériques

A la Une : la bataille Obama-Romney toujours serrée mais pas dans les Etats charnières

Barack Obama en campagne au Desert pines high school, à Las Vegas, dans le Nevada, le 30 septembre 2012.
Barack Obama en campagne au Desert pines high school, à Las Vegas, dans le Nevada, le 30 septembre 2012. REUTERS/Kevin Lamarque

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Barack Obama en campagne au Desert pines high school, à Las Vegas, dans le Nevada, le 30 septembre 2012.
Barack Obama en campagne au Desert pines high school, à Las Vegas, dans le Nevada, le 30 septembre 2012. REUTERS/Kevin Lamarque

Aux Etats-Unis, « la bataille entre Barack Obama et Mitt Romney est toujours serrée au niveau national, mais elle ne l’est plus dans les états charnières », où on vote tantôt républicain, tantôt démocrate, annonce le Washington Post aujourd'hui.

Le journal se base sur un nouveau sondage qui démontre que, dans ces fameux swing states, le président sortant est désormais nettement en tête.

« Au niveau national, les intentions de vote sont restées presque inchangées avec toujours 49 % pour Barack Obama et 47 % pour Mitt Romney », rapporte le journal. « Mais dans les états charnières, ils sont 52 % à vouloir voter pour le président sortant contre seulement 41 % pour Mitt Romney ». Pourtant les deux candidats doivent impérativement remporter un maximum de swing states s'ils veulent gagner la course à la Maison Blanche. « Mitt Romney va donc devoir tenter le tout pour le tout lors du premier débat télévisé qui l'opposera à Barack Obama ce mercredi à Denver. Sa position est loin d'être confortable et la pression qui pèse sur le Républicain est maximale », conclut le Washington Post.

Venezuela : dernière ligne droite pour Chavez et Capriles
 
Au Venezuela, il ne reste plus que sept jours à Hugo Chavez et à son challenger Henrique Capriles pour convaincre les derniers électeurs indécis. A en croire la presse vénézuélienne, la course s'annonce, là aussi, serrée. Beaucoup de journaux opposent aujourd'hui en Une deux photos de foules immenses, l'une à Caracas, où Henrique Capriles a rassemblé hier plusieurs centaines de milliers de partisans sur l'avenue principale de la capitale, l'autre à Cabimas, dans l'état de Zulia, où le président sortant à tenu l'un de ses derniers meetings de campagne ce week-end.

« Le sprint sur la dernière ligne droite a commencé », titre le journal El Clarin. « Henrique Capriles a de nouveau souligné que les Vénézuéliens détenaient la clé du changement entre leurs mains, alors que Hugo Chavez a encore une fois fait appel à Dieu ». Et El Clarin cite le président avec ces mots: « Je prie Dieu de me donner une longue vie pour faire vivre notre nouvelle patrie ».

Hugo Chavez, qui brigue un troisième mandat, se montre toujours confiant, en façade en tout cas. Car dans son discours, ce week-end, il a exhorté ses partisans à se battre jusqu'à la dernière minute pour remporter la victoire. El Nacional veut voir en ce message la preuve, que « le doute s'installe dans l'entourage d'Hugo Chavez ». Le quotidien de Caracas publie aujourd'hui un dernier sondage, qui donne pourtant le président gagnant, avec une courte avance de 2 points sur son rival Capriles.

Pour Tal Qual, tout est encore possible. « Pour la première fois en 14 ans, l'opposition a une réelle chance de chasser Chavez du pouvoir », estime le journal. « Au regard de la mobilisation monstre, ce dimanche, dans les rues de la capitale, Caracas a en tous les cas déjà fait son choix et il se porte sur Henrique Capriles ».

L'élection au Venezuela est également suivie de très près par les pays voisins.
« Le Venezuela retient son souffle », titre aujourd'hui le journal colombien La Semana, qui estime que cette élection est « la plus importante que le Venezuela ait connue depuis des décennies ».

Pourtant, constate le journal de Bogota, « le débat politique a été assez pauvre. Cette campagne a été surtout marquée par une polarisation inédite entre les Chavistes et l'opposition. Au lieu d'échanger sur les visions politiques pour le Venezuela, chaque camp s'est enfermé dans les stéréotypes, les préjudices et la paranoïa. Le débat est tellement personnalisé, tellement porté sur les sentiments, que l'amour ou la haine que les électeurs portent aux candidats sont devenus la clé de ce scrutin ».

Canada : polémique autour du sort d’Omar Khadr
 
Le dernier prisonnier occidental de la base militaire américaine de Guantanamo, Omar Khadr, aujourd'hui âgé de 26 ans, de nationalité canadienne, a été transféré ce samedi au Canada. Son sort suscite la polémique, explique le journal Le Devoir. Puisqu'il « doit toujours purger six des huit années d'emprisonnement auxquelles il a été condamné par un tribunal d'exception américain, mais dans quelques mois, il pourrait être remis en liberté conditionnelle ». Alors que le gouvernement canadien souligne la gravité des crimes pour lesquels Khadr a été jugé, l'opposition, elle, exige que le jeune détenu bénéficie d'un traitement équitable. Et Le Devoir de conclure: « pour les organisations des droits de l'homme il faudrait que le Canada réhabilite et réintègre dans la société l'ancien enfant-soldat, arrêté en Afghanistan à l'âge de 15 ans ».

 

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