Le revue de presse des Amériques

A la Une : Mitt Romney remonte dans les sondages

Après le débat télévisé face au président Barack Obama, Mitt Romney est monté dans les sondages.
Après le débat télévisé face au président Barack Obama, Mitt Romney est monté dans les sondages. REUTERS/Jim Bourg

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Après le débat télévisé face au président Barack Obama, Mitt Romney est monté dans les sondages.
Après le débat télévisé face au président Barack Obama, Mitt Romney est monté dans les sondages. REUTERS/Jim Bourg

C’est l’effet direct du débat télévisé de mercredi dernier, écrit le journal brésilien Folha de Sao Paulo. La bonne prestation de Mitt Romney face à Barack Obama l’a aidé à réduire l’écart qui le sépare du président de 7 à 5 points. Pour la première fois depuis le début de la campagne, une majorité d’Américains - 51 pourcent pour être précis - a une opinion positive du challenger conservateur. Selon un spécialiste de l’institut Ipsos, qui a réalisé ce sondage, la campagne va à présent devenir plus sportive.  

Avec un Mitt Romney qui se sent pousser des ailes, les conseillers du candidat républicain sont confiants : ils vont pouvoir renverser la tendance, estiment-ils dans les colonnes de Politico. « C’est vrai, un débat de 90 minutes ne change pas une campagne », reconnaît un stratège républicain, « mais vous allez voir, ce n’était qu’un début ! ». Selon Politico, l’équipe de Mitt Romney va à présent travailler à la « présidentialisation » du candidat. Surfant sur le soudain intérêt que Romney suscite dans les médias, ses conseillers lui ont programmé pour lundi prochain un discours sur un domaine on ne peut plus présidentiel, à savoir la politique étrangère. Et ce sera dans l’Etat de Virginie.

Virage au centre

Et pour séduire les électeurs indécis, Romney a effectué un léger virage vers le centre. D’après le New York Times, le débat télévisé a bien illustré ce mouvement, d’ailleurs attendu par les observateurs. Il s’est montré plus nuancé dans ses argumentations, a promis de garder certaines dispositions de la réforme de santé (et ne pas l’abroger complètement, comme il avait promis au début) et, chose plus importante encore, il est revenu en partie sur ses projets de réduction d’impôt.

Ainsi, il a affirmé pendant le débat qu’il n’envisageait pas de réduire les impôts pour les plus riches, contrairement à ce qu’il avait affirmé en janvier dernier. Ce changement de position, Barack Obama le prend avec humour. Dans sa première intervention publique après le débat, il a lancé à des sympathisants réunis à Denver : « Je suis monté sur la tribune pour discuter avec Mitt Romey et j’ai trouvé un monsieur original qui prétendait être Mitt Romney. Mais ce n’était pas lui, parce que le vrai Mitt Romney ne cesse de répéter qu’il va réduire les impôts pour les riches de 5 milliards de dollars ».

Fin de campagne au Venezuela
 
Jeudi 4 octobre 2012, les deux candidats, le président sortant Hugo Chavez et son rival Enrique Capriles ont tenu leurs derniers meetings. Le journal cubain Granma qui soutient Chavez, titre sur une énorme vague bolivarienne dans les rues de Caracas. « Voilà une preuve que l’adhésion du peuple vénézuélien à son président reste intacte », estime Granma.

Pendant son dernier discours de campagne, Hugo Chavez a promis à l’opposition une véritable raclée. Selon le journal El Nacional, le président a aussi appelé ses sympathisants à se rendre aux urnes très tôt, dimanche matin, pour que sa victoire soit déjà acquise vers midi.

Des élections jugées « historiques »

Et pour cause. S’adressant aux électeurs indécis, le candidat de la droite a remercié le président Chavez. « Monsieur le président, votre époque s’achève et je tiens à vous féliciter pour les bonnes choses que vous avez faites pour notre pays », a dit Enrique Capriles, avant de poursuivre : « Et pour le reste, l’Histoire jugera ».

« L’Histoire », c’est justement un mot qui revient souvent dans les éditos de la presse d’opposition. « Nous sommes bien chanceux, nous les Vénézueliens », écrit Leopold Lopez dans El Nacional. « Dimanche dans deux jours, nous allons participer à l'un des scrutins les plus importants de notre vie républicaine. Et j’en suis sûr, un jour, dans dix, vingt ans, vos enfants vont vous demander : qu’avez-vous fait ce jour-là ? Eh bien, vous pouvez leur dire, que vous vous êtes levé de bonne heure pour aller dans un bureau de vote [….] pour exprimer votre désir d’un Venezuela pacifique, social et progressiste ». Avec beaucoup moins de pathos, le journal Tal Cual résume les enjeux de l’élection en une phrase. « Dimanche, écrit le journal de Caracas, les Vénézuéliens auront le choix entre Hugo Chavez et Enrique Capriles, cela veut dire entre le socialisme et la démocratie ».
 
Un candidat évangéliste à la mairie de Sao Paulo

On vote aussi au Brésil, dimanche 7 octobre 2012. C’est le premier tour des municipales. Ces élections ont une valeur de test pour le gouvernement de Dilma Rousseff, au pouvoir depuis deux ans. Les médias focalisent leur attention sur la bataille pour la mairie de Sao Paulo. Ce poste est considéré comme un tremplin pour la présidence.

Et pour la première fois, selon O Globo, un candidat hors système, une ancienne vedette de télévision proche de l’Eglise évangélique, peut remporter cette élection. Seulement voilà, les candidats des partis « traditionnels » ne se laissent pas faire. Leurs attaques contre Celso Russomanno deviennent de plus en plus dures, au point que ce dernier déclare dans O Globo : « C’est incroyable, ils sont en train de me massacrer ! »

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