VENEZUELA

Election présidentielle au Venezuela: ces quatre petits candidats oubliés

L'omniprésence des candidats vedettes, Chavez et Capriles, cache les 4 autres petits candidats à l'élection présidentielle 2012.
L'omniprésence des candidats vedettes, Chavez et Capriles, cache les 4 autres petits candidats à l'élection présidentielle 2012. REUTERS/Tomas Bravo

Au Venezuela, 19 millions d'électeurs sont invités à élire un nouveau président de la République, dimanche 7 octobre, parmi les six candidats en lice. Le président sortant Hugo Chavez, son adversaire Henrique Capriles sont au coude à coude. Mais quatre candidats dissidents ont eu bien du mal à faire entendre leur voix.  

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Avec notre envoyé spécial à Caracas, François-Xavier Freland

Personne n'en parle. Certains ne savent même pas qu'ils existent. Face aux deux principaux adversaires charismatiques de cette présidentielle, Chavez d'un côté, Capriles de l'autre, les quatre petits candidats ont bien du mal à exister.

Ils ont pourtant tous réussi à recueillir un million de signature pour pouvoir enregistrer leur candidature au Conseil national électoral. La plus originale, Maria Bolivar, juriste de 37 ans, originaire de la ville pétrolière de Maracaibo au nord-ouest, propose d'éradiquer le fléau qui ronge le pays, à savoir l'insécurité par l'amour, l'éducation et le sport.

Un million par habitant

Une autre femme est encore plus folklorique et presque à l'extrême gauche de Chavez, Reina Sequera. Cette syndicaliste de 49 ans propose ni plus ni moins de rendre les richesses pétrolières du pays aux Vénézueliens, en versant un million de dollars à chaque habitant.

Un autre syndicaliste, Orlando Chirino, 63 ans candidat du Parti socialisme et liberté, ne se reconnait dans un aucun des deux candidats qu'il considère bourgeois et préconise le vrai socialisme.

République chrétienne

Enfin, le plus conservateur d'entre eux, Luis Reyes, un avocat de 52 ans, veut partir en croisade contre l'insécurité, Bible en main, et instaurer une république chrétienne du Venezuela.

Entre un Hugo Chavez profondément croyant depuis sa maladie, un Capriles qui met le destin de son pays entre les mains de Dieu, le Venezuela du socialisme du XXIe siècle, est bel et bien religieux.
 

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