Etats-Unis

La discrimination positive risque-t-elle de disparaître des universités américaines ?

La Cour suprême doit décider si la discrimination positive est contraire à la Constitution.
La Cour suprême doit décider si la discrimination positive est contraire à la Constitution. Wikimedia Commons

La Cour suprême des Etats-Unis se penche sur la question pour la première fois ce mercredi 11 octobre dans un dossier qui oppose l’université du Texas à une jeune femme blanche, Abigail Fisher. Cette ex-candidate affirme n’avoir pas été acceptée pour sa couleur de peau. Un cas qui risque de faire jurisprudence dans toutes les universités du pays.

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Avec notre correspondant à Washington, Raphaël Reynes

En 2008, Abigail Fisher postule à l’université publique du Texas à Austin. La jeune femme, fraîchement sortie du lycée, ne fait pas partie des 10% de bacheliers ayant eu les meilleures notes. Elle n’est donc pas admise d’office.

Mais son dossier va purement et simplement être rejeté par l’université alors que d’autres candidats sont acceptés sur la base de la « préférence raciale », affirme aujourd’hui Abigail Fisher dans une vidéo mise en ligne par l’association qui la défend.

« On m’a appris, depuis que je suis petite, explique la jeune femme, que toute sorte de discrimination est mauvaise. Qu’une institution d’enseignement supérieur agisse comme ça, ça me parait totalement incohérent ».

« La diversité raciale est un objectif légitime », rétorque l’université, soutenue par des dizaines d’organisations de défense des droits de l’homme.

60 ans après avoir forcé l’université du Texas à inscrire un étudiant noir dans son école de droit, la Cour suprême doit décider si la discrimination positive est contraire à la Constitution américaine. Et décider de son sort au Texas, mais également ailleurs dans le pays, tant cette décision risque de faire jurisprudence.

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