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Facebook : l’art de convertir les clics en cash

Mais à quoi ressemblera le probable bouton « Je veux » de Facebook ?
Mais à quoi ressemblera le probable bouton « Je veux » de Facebook ? DR

Facebook, qui se targue d’avoir plus d’un milliard d’utilisateurs, serait sur le point de proposer un nouveau bouton « je veux » pour ses abonnés futurs consommateurs. Dans le même ordre d’idées, le site marchand eBay surfe sur la vague des réseaux sociaux pour mieux proposer ses produits. Et derrière ces mastodontes, Pinterest, comme TheFancy ou d’autres, profitent du dialogue sur les réseaux sociaux pour transformer les clics en cash…

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Facebook a annoncé, jeudi 4 octobre, avoir plus d’un milliard d’utilisateurs actifs dans le monde. Il devient ainsi le premier site communautaire en ligne dans la plupart des pays du monde. Et les comparaisons vont bon train. Ainsi, si Facebook était un pays, ce serait le troisième du monde après la Chine (1,34 milliard d’habitants) et l’Inde (1,17 milliard).

Et si Facebook était un supermarché ? Cela en ferait du monde à la caisse… Ces statistiques étourdissantes donnent sans doute le vertige à son jeune PDG Mark Zuckerberg. Ainsi, tout récemment, on a appris que le groupe songeait à introduire un nouveau bouton - à côté du fameux « j’aime » - qui s’intitulerait « je veux ». En cliquant sur le « je veux », on signifierait bien entendu qu’on veut consommer… Pour cette phase de test du bouton, Facebook travaille en collaboration avec sept marques de mode et de décoration : Victoria’s Secret, Pottery Barn, Michael Kors, Wayfair, Neiman Marcus, Fab.com et Smith Optics.

Le futur bouton « Je veux » de Facebook selon le blogueur Tom Waddington.
Le futur bouton « Je veux » de Facebook selon le blogueur Tom Waddington. DR

 
Des suggestions d’achats personnalisés sur eBay

C’est un peu l’idée que reprend ces jours-ci le groupe de distribution en ligne eBay qui, s’inspirant des réseaux sociaux, a présenté mercredi une nouvelle fonctionnalité sur son site marchand : des suggestions d’achats personnalisés.

Les utilisateurs vont pouvoir observer sur leur profil un « fil » (« feed ») regroupant des photos de produits vendus sur eBay et susceptibles de les intéresser. La sélection sera faite en fonction des articles déjà achetés, recherchés ou regardés sur le site, mais l’utilisateur pourra aussi lui-même décider de « suivre » un type d’objets ou une marque particulière, à l’image de ce que font les utilisateurs de Twitter.

Si le terme « feed » rappelle le fil d’actualité (« newsfeed ») du plus grand réseau social en ligne Facebook, l’abondance de photos fait quant à elle penser au nouveau venu, Pinterest.

Recréer le plaisir du lèche-vitrine

Pinterest est le site qui a donné cet élan commercial à tous les réseaux sociaux qui échouaient à convertir les clics en cash. Car, avec Pinterest, on y est presque. Ainsi, dernièrement, Gucci a lancé une bannière redoutablement efficace qui transporte en deux clics l’internaute fan de la marque sur le site marchand. Malin non ?

Il faut souligner que l’industrie du luxe est particulièrement active sur les réseaux sociaux autant sur Twitter que sur Facebook, Pinterest ou le très chic Thefancy. Et eBay de surfer sur la puissante vague des réseaux sociaux en ambitionnant de recréer le plaisir du lèche-vitrine, comme Pinterest le fait très bien. « Le shopping en ligne a tué la plupart des plaisirs du shopping », a relevé Mark Carges, du site eBay. Il a évoqué « l’émotion, l’excitation de la découverte », affirmant que sa société entendait «  réintroduire tous ces éléments ». L’objectif affiché pour eBay est « d’aider » à s’y retrouver parmi les millions d’articles mis en vente sur le site, à « trouver des choses que je n’aurais pas découvertes par moi-même », a expliqué Christina Mercando, une responsable marketing d’eBay, lors d’une conférence de presse. Le « feed » a été déployé ce mercredi aux Etats-Unis, et sera étendu au reste du monde à partir de l’année prochaine.

Certains ferment leur boutique Facebook

Avec des bémols tout de même dans la musique des tiroirs caisse... Car le business sur les réseaux sociaux, toutes les marques en rêvent, mais pour l’instant le modèle économique n’est pas encore totalement au point. « L'intérêt des réseaux sociaux n'est pas dans les ventes mais repose sur la prescription et sur la relation client », indique ainsi le consultant Yannick Franc. « Cette tendance a été baptisée "social commerce" par les professionnels. »

Car pour animer leur page sur Facebook, les marques doivent également payer. Elles s'attendent donc à un retour sur investissement qui n'est pas toujours au rendez-vous - ce qui a poussé de grandes enseignes américaines (Gap, J.C. Penney, Nordstrom ou Gamestop, ce dernier avec 3,5 millions de fans sur sa page) à fermer leur boutique Facebook.

 

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