Revue de presse des Amériques

A la Une : le dernier débat : Obama sort vainqueur sans convaincre

La plupart des experts sollicités par les médias sont assez unanimes : le président s’en est mieux sorti que son rival, le candidat républicain. Un avis partagé également sur twitter, même parmi des personnalités proche du camp conservateur.

Publicité

Le Washington Post publie un tweet de Matthew Dows, ancienne plume de George W. Bush estimant qu’Obama a gagné ce troisième et dernier débat. « Il s’est montré très offensif, écrit pour sa part le journal québécois Le Devoir, mais les deux candidats ont esquissé des visions semblables sur la politique étrangère », qui était le thème central du débat. 

Un débat que Mitt Romney a commencé avec cette formule de politesse « Monsieur le président je suis ravi d’être avec vous encore ce soir ! » Commentaire de Politico : «  Même s’il était sincère (ce dont on peut légitimement douter), Romney n’aurait pas dit la même chose à la fin de ces 90 minutes d’échanges. Car le voilà, à 65 ans, obligé de retourner à l’école, recevant des leçons du professeur Obama ».Par exemple celle-ci : « Je sais que vous n’avez pas encore eu l’occasion d’exercer des responsabilités en matière de politique étrangère, mais votre approche est inconsistante et téméraire ». En fait, les rôles étaient presque inversés hier soir, estime le New York Times. « On a vu un président revenant sans cesse à la charge, lançant des piques à son adversaire qui restait complètement sur sa défense. Romney bégayait des fois et cherchait à prononcer des mots étrangers avec la plus grande précaution ».
 
Le New York Times ne peut pas s’empêcher de citer cette phrase du président qui a fait rire tout le monde. Répondant aux reproches sur la baisse du nombre de bâtiments de la marine, il lancait à Mitt Romney : « Les Etats-Unis ont aussi moins de chevaux et de baïonnettes » que dans le passé.

La campagne se concentre sur les Etats clés

Avec toutes ses attaques et ses blagues, Obama a-t-il pu marquer des points à deux semaines de l’élection ? Pas sûr. Selon le Slate Magazine, Romney n’avait pas besoin de gagner ce débat pour séduire les électeurs indépendants. Même son de cloche dans les colonnes du Miami Herald : « Obama a probablement gagné le débat mais en fait cette  victoire  ne lui sert pas à grand-chose, écrit le quotidien. En tout cas, sa performance d’hier ne va pas donner une nouvelle dynamique à sa campagne. Or c’est justement de ça dont il a besoin », estime le Miami Herald, rappelant que les sondages donnent les deux candidats aux coude à coude dans les « Etats clés » comme la Floride. 

C’est justement dans ces « Etats clés » qu’Obama et Romney vont à présent concentrer leurs efforts. Selon Politico, l’élection du 6 novembre se jouera surtout dans sept Etats : l’Ohio, l’Iowa, le Colorado, la Virginie, le New Hampshire, la Floride et le Wisconsin. Le site d’information note que le  Wisconsin pourrait voter pour la première fois depuis 28 ans pour un candidat républicain.

Haïti : un grand parc industriel inauguré  
 
En présence de la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton et de son mari Bill Clinton, le président haïtien Michel Martelly a inauguré un immense parc industriel, à Caracol, dans l'extrême nord d'Haïti.
La cérémonie a eu lieu lundi 22 octobre 2012. « Le projet de ce parc industriel tombe à pic pour le président Martelly, en proie à la contestation de ses opposants » estime Le Nouvelliste. Le journal de Port-au-Prince rappelle que le président avait promis l’an dernier la création d’un demi-million d’emplois. Mais malgré ses promesses, écrit Le Nouvelliste, « le compteur semble soit ivre, soit embrayé sur neutre. Pire, sur marche arrière, selon certains ».
 
Bientôt la fin du procès « mensalao » au Brésil
 
Dans quelques jours, le plus grand procès pour corruption jamais organisé au Brésil arrivera à son terme. Tous les juges de la Cour suprême brésilienne se sont finalement prononcés, le dernier d’entre eux a rendu son verdict lundi soir, 22 octobre 2012 écrit le Correio braziliense. « L'ancien directeur de cabinet du président Lula, Jose Dirceu, et l'ex-président du Parti des travailleurs, Jose Genoino, ont été déclarés coupables d’association de malfaiteurs. D’après la Cour suprême, ils ont monté un système d'achat de votes au Parlement entre 2003 et 2005. A partir de maintenant, les juges vont se pencher sur la prononciation des peines » , conclut le Correio braziliense.

 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail