La Revue de Presse des Amériques

A la Une aux Etats-Unis : la campagne présidentielle entre dans la dernière ligne droite

Le candidat républicain, Mitt Romney accompagné du sénateur Rob Portman (au centre) dans un café de Cincinnati, dans l'Ohio, le 25 octobre 2012.
Le candidat républicain, Mitt Romney accompagné du sénateur Rob Portman (au centre) dans un café de Cincinnati, dans l'Ohio, le 25 octobre 2012. REUTERS/Brian Snyder

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Le candidat républicain, Mitt Romney accompagné du sénateur Rob Portman (au centre) dans un café de Cincinnati, dans l'Ohio, le 25 octobre 2012.
Le candidat républicain, Mitt Romney accompagné du sénateur Rob Portman (au centre) dans un café de Cincinnati, dans l'Ohio, le 25 octobre 2012. REUTERS/Brian Snyder

Mitt Romney croit avoir le vent en poupe. Les sondages le donnent en effet au coude à coude avec Barack Obama. La preuve que l'élan autour du candidat républicain est bien réel, c'est qu’il est attaqué par la presse pro-Obama. Ainsi le New York Times titre: « Romney a beau être euphorique, l'équation reste la même ». Le journal rappelle qu'une « élection présidentielle américaine ne se joue pas au niveau national mais se gagne Etat par Etat. En remportant un Etat fédéral, le candidat gagnant remporte également les grands électeurs qui lui sont attribués. A la fin, c'est le candidat qui a réussi à remporter le plus de grands électeurs, et non le plus d'Etats, qui gagne la course à la Maison Blanche », explique le New York Times.

Dans cette équation, ce sont justement les Etats comptant beaucoup de grands électeurs qui sont importants pour les deux candidats. C'est notamment le cas de l'Ohio, qui représente à lui seul 18 grands électeurs. « Mitt Romney tout comme Barack Obama ont focalisé leur attention sur cet état du Mid-Ouest. Pour l'instant, les sondages y donnent le président sortant en tête. Mais cette avance est mince et se situe dans la marge d'erreur des instituts de sondage », souligne le New York Times.

Le Washington Post, un autre journal qui apporte son soutient à Barack Obama, s'en prend également au candidat républicain : « L’aile droite des Républicains est la grande perdante de l'élection 2012 », constate le quotidien qui s’étonne que « cette évidence saute aux yeux, pourtant personne n'en parle ».

« La nation ne veut pas un conservatisme pur et dur. Sinon, Mitt Romney n'aurait pas renié ses positions politiques du passé. Pourtant, l’'aile droite des Républicains ne dit rien sur le discours modéré du candidat Romney. Parce qu’elle sait pertinemment qu’il n'a pas le choix s’il veut remporter les élections ». Et le Washington Post de conclure: « Si les conservateurs pardonnent à Romney parce qu'ils pensent qu'il ment sur ses véritables intentions politiques pour arriver à la Maison Blanche, que doivent en penser les électeurs » ?

L’architecte de la lutte anti-terroriste sous Obama

Le Washington Post poursuit aussi sa série d'articles consacrée au contre-terrorisme et à la pratique des assassinats ciblés. Aujourd’hui, le quotidien fait le portrait du principal architecte de la politique menée par Obama depuis son arrivée à la Maison Blanche.

Le conseiller d’Obama pour la lutte anti-terroriste se nomme John Brennan. Il a travaillé pendant 25 ans à la CIA, est spécialiste du monde arabe et, selon le Washington Post, son influence auprès du président est immense : « Sous l'autorité de Brennan, le contre-terrorisme est passé d'une guerre conventionnelle concentrée sur l'Afghanistan à un effort global pour cibler et éliminer des ennemis un par un » explique le quotidien.
« Auparavant, la lutte contre le terrorisme rassemblait un ensemble de stratégies : des bombardements menés par les drones de la CIA, des opérations conduites au sol par les forces spéciales, la surveillance de territoires par l'armée, et des aides économiques ou militaires versées aux gouvernements menacés. Aujourd'hui, tout est concentré à la Maison Blanche sous l'autorité de John Brennan » constate le journal qui poursuit : « Cette concentration de pouvoirs entre les mains d'un seul homme, qui n'a pas été élu, ni confirmé par le Congrès, suscite de nombreuses critiques. Brennan délègue trop peu, et cache l'essentiel de son jeu ». Le Washington Post s'interroge ouvertement sur la stratégie de la Maison Blanche, avec cette conclusion : « Les attaques de drones ont été multipliées sous la présidence Obama. Au Pakistan, ces bombardement ont sans aucun doute augmenté la colère de la population contre les Etats-Unis ».

L’épidémie de choléra en Haïti : ministre des Affaires étrangères suscite la polémique

Richard Pierre Casimir a suscité la colère avec son intervention devant la Commission santé de la chambre basse concernant l'apparition du choléra en Haïti, importé, selon plusieurs rapports d'experts indépendants, par les casques bleus népalais de la Minustah, la force de stabilisation de l'ONU pour Haïti. « Pourtant, le ministre estime qu'il n'y avait pas assez de preuves pour établir la responsabilité des soldats onusiens dans l'introduction de la maladie », rapporte le Nouvelliste. « Pour les familles des 7 000 victimes du choléra qui attendent toujours une indemnisation, ces propos sont tout simplement fantaisistes ».
 

 

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