La revue de presse des Amériques

A la Une : les élus du Congrès américain face au «mur budgétaire»

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Après une pause de quelques jours, grâce à la fête de Thanksgiving, les élus vont reprendre leurs négociations aujourd’hui, écrit Politico. Des négociations pour parvenir à un accord sur le déficit budgétaire. En cas d’échec, le 2 janvier prochain, la loi dite du « mur budgétaire » (fiscal cliff en anglais) se met en place automatiquement. Ce qui, très concrètement, se traduirait par une augmentation conséquente de l'impôt sur le revenu pour tous les Américains. Les budgets de tous les ministères seraient également rabotés, même celui du sacro-saint ministère de la Défense, le Pentagone.

Mais le selon le Washington Post, les chances de trouver un accord sont plutôt positives. Car pour la première fois depuis des décennies, les deux parties, démocrates et républicaines, sont d’accord pour augmenter les impôts, mais à un degré moindre que celui prévu par le mur budgétaire. En fait, leurs divergences portent sur la façon de faire. Comment faut-il augmenter les cotisations et qui doit payer ? Voilà les deux points cruciaux sur lesquels il reste à trouver un compromis.

Un compromis que certains élus démocrates semblent pour l’instant refuser. C’est le noyau dur des « progressistes » au sein du Parti démocrate qui campe sur une position radicale. Selon Politico, ces parlementaires sont prêts à « foncer dans le mur », et ainsi provoquer la hausse des impôts et les réductions budgétaires automatiques. Pour ces députés récalcitrants, il vaut mieux ne pas trouver d’accord plutôt que de trouver un mauvais accord qui épargne par exemple les riches de toute augmentation d’impôt.

Vous l’aurez compris, Politico prépare déjà ses lecteurs à un scénario catastrophe, un scénario auquel le Christian Science Monitor a du mal à croire. « Calmez-vous, écrit le journal en Une, enlevez vos ceintures, n’ayez pas peur, l’Amérique ne va pas aller droit dans le mur budgétaire ». Pour le quotidien, les conséquences d’un tel acte seraient catastrophiques sur les plans politiques et économiques. Une augmentation automatique des impôts toucherait tous les Américains, indépendamment de leurs revenus. Un foyer qui gagne par exemple 50 000 dollars par an, devrait alors payer 2 000 dollars d’impôts en plus. « Cela provoquerait la colère de millions d’Américains, prévient un professeur en droit fiscal cité par le Christian Science Monitor, avant de continuer : Je vois mal comment le Congrès pourrait alors réagir face à un tel tollé dont il serait le seul responsable ».

« Il faut fermer la prison de Guantanamo »

« Close Guantanamo prison », titre le New York Times qui appelle le président Barack Obama à tenir sa promesse de campagne de 2008. Une promesse très vite oubliée, selon le New York Times. La nouvelle administration a adopté la même approche que la précédente, celle de George W. Bush. Faisant valoir que tout ce qui concerne Guantanamo relève du secret d’Etat, le gouvernement Obama a continué de garder le voile sur la détention des prisonniers. Donc, pas de transparence sur leurs conditions de détention, et pas de recours possible pour eux devant un tribunal ordinaire.

Le New York Times rappelle que 166 personnes restent emprisonnées à Guantanamo. Seule une poignée d’entre eux se sont vus signifier des inculpations. Et 86 prisonniers sont candidats à la libération et au rapatriement dans leurs pays natal, un rapatriement qu’ils attendent depuis deux ans.

Les souverainistes québécois s’inspirent de l’exemple catalan 

La presse canadienne francophone a suivie avec beaucoup d’attention l’élection régionale en Catalogne, cette région espagnole autonome prise par la fièvre indépendantiste. « Catalogne, le pari perdu, titre le quotidien Le Devoir. Les souverainistes l’emportent, mais le président Artur Mas n’obtient pas la majorité qu’il réclamait pour tenir un référendum sur l’indépendance », ajoute le journal francophone. Il n’empêche, la poussée indépendantiste en Catalogne inspire les souverainistes au Québec, écrit Le Devoir. Une centaine d’entre eux étaient réunis hier soir au théâtre Plaza de Montréal à l’initiative du Nouveau Mouvement pour le Québec. Le but de la rencontre était de trouver des solutions afin de rassembler la mouvance souverainiste québécoise.

Pour l’ancien Premier ministre Bernard Landry, la solution se trouve justement de l’autre côté de l’Atlantique, en Catalogne. Lors de la réunion, raconte Le Devoir, un metteur en scène prend la parole, il revient tout juste d’un voyage à Barcelone. Il dit avoir été interpellé par des amis indépendantistes, au sujet de la situation au Québec. « Ils nous disaient : « mais où est-ce que vous en êtes, les Québécois ? Vous étiez un phare pour nous dans la nuit et, maintenant, vous n’êtes même plus sur le radar » ».

 

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