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Etats-Unis

Etats-Unis : Obama veut des propositions concrètes sur les armes à feu d'ici janvier 2013

Le président Obama veut légiférer sur les armes à feu d'ici janvier 2013.
Le président Obama veut légiférer sur les armes à feu d'ici janvier 2013. REUTERS/Larry Downing
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Le président Obama a annoncé, mercredi 19 décembre, la création d’un groupe de travail dirigé par le vice-président Joe Biden qui doit lui soumettre d’ici à la fin janvier 2013 un plan pour renforcer le contrôle des armes à feu. Avant le massacre de Newtown qui a fait 27 morts, cela ne figurait pas parmi les priorités de son second mandat.

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Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet

Bien qu’il y ait eu sous la présidence d’Obama, plusieurs fusillades meurtrières au Texas, en Virginie et en Arizona, il ne s’était jamais vraiment impliqué personnellement pour obtenir un renforcement de la loi sur le contrôle des armes à feu. Le sujet n’avait même pas été mentionné durant sa campagne. Mais après la tragédie du Connecticut, il a éte sommé d’agir.

Le maire de New York, Michael Bloomberg, n’a pas mâché ses mots : « Assez de bonnes paroles, des actes ». Barack Obama a donc décidé de passer aux actes. Il a crée un groupe de travail qui doit lui soumettre début janvier « des propositions concrètes », pour freiner la violence causée par les armes à feu.

Dans son discours de l’Etat de l’Union fin janvier, il devrait donc inscrire le contrôle des armes parmi ses sujets prioritaires en 2013. Le vice-président Joe Biden est particulièrement qualifié pour diriger le groupe : il avait largement contribué à faire adopter la loi de 1994 interdisant la vente d’armes d’assaut quand il présidait la commission judiciaire au Sénat.

Un journaliste d’ABC lui ayant demandé : « Où étiez vous au cours des quatre dernières années ? ». Un Obama irrité lui a répondu :« J’ai été président pendant la plus grave crise économique depuis la dépression. Une industrie automobile sur le bord de l’effondrement, deux guerres. Je ne pense pas que j’étais en vacances ».

Armes à feu: l'exemple australien

Alors que les Etats-Unis sont en pleine réflexion sur les violences liés aux armes à feu après la fusillade dans une école de Newtown dans le Connecticut, l'Australie est citée comme exemple en matière de limitation de la circulation des armes. La grande réforme date de 1996, année de l'un des pires massacres qu'a connu le pays.

La tuerie de masse de Port-Arthur en avril 1996, un petit village touristique dans le sud-est de la Tasmanie, avait bouleversé l'Australie. Martin Bryant, 28 ans, avait tué trente-cinq personnes en quelques heures. La réponse du gouvernement conservateur a été à l'époque quasi-immédiate. En à peine deux semaines, avec le soutien de la majorité des Australiens, les autorités mettent en place des mesures drastiques. La réforme comprend notamment le rachat des armes et l'interdiction de vente de fusils semi-automatiques et automatiques.

En un an, ce ne sont pas moins de 600 000 à 700 000 armes qui sont récupérées, moyennant un programme de rachat et une amnistie pour les détenteurs d'armes illégales. Bilan de la réforme : les homicides ont chuté de presque 60% en dix ans et depuis 1996, il n'y a pas eu un seul massacre par armes à feu sur le sol australien.

Les analystes doutent cependant de la capacité des Etats-Unis à suivre l'exemple australien. Il existe des différences notables entre les deux pays : le port d'armes est inscrit dans la Constitution américaine, l'Australie ne possède pas d'industrie d'armement sur son territoire. Et enfin, le pays n'a pas de lobby comparable à la National Rifle Association américaine (la NRA), qui pèse très lourd sur la politique américaine.

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