Etats-Unis

Le crime au plus bas à New York

La presqu'île de Manhattan, vue depuis un parc situé le long de la rivière Hudson.
La presqu'île de Manhattan, vue depuis un parc situé le long de la rivière Hudson. REUTERS/Gary Hershorn

En plein cœur de la polémique sur les armes à feu aux Etats-Unis, la ville de New York annonce que le nombre de meurtres y est au plus bas depuis cinquante ans, en baisse de 20% par rapport à 2011 avec 414 meurtres. En grande partie grâce à l’accent mis sur la police de proximité et une politique de « tolérance zéro ».

Publicité

Avec notre correspondant à New York, Karim Lebhour

Il y a vingt ans New York était la ville du crack et du crime. C’est désormais l’une des grandes villes américaines les plus sûres, ou en tout cas les moins risquées. On y dénombrait six meurtres par jour en 1990 contre cinq fois moins aujourd’hui.

Le maire, M. Bloomberg attribue ce résultat à une politique très restrictive en matière de port d’armes. Mais aussi à la fameuse « tolérance zéro », également appelée « la politique de la vitre brisée », qui consiste à ne laisser impuni aucun acte, même de petite délinquance.

Cette baisse est aussi le fait d’une pratique policière très controversée à New York,  le stop and frisk : une consigne donnée aux policiers d’aborder et de fouiller dans la rue toute personne suspecte. Un délit de faciès très critiqué dans les communautés, notamment les Noirs et les Latinos, mais dont la police new-yorkaise, (NYPD) affirme qu’elle a permis de confisquer 8 000 armes à feu.

La « tolérance zéro » de New York est un modèle qui s’exporte. Londres a fait appel à l’ancien chef de la police de le Big Apple comme consultant et la ville de Genève s’intéresse également aux méthodes de la police new-yorkaise.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail