Revue de presse des Amériques

A la Une : la nomination du nouveau chef du Pentagone fait débat

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L'ex-sénateur républicain Chuck Hagel pourrait succéder à Leon Panetta au secrétariat de la Défense.
L'ex-sénateur républicain Chuck Hagel pourrait succéder à Leon Panetta au secrétariat de la Défense. AFP Photo/Paul J. Richards

Pour la presse américaine c’est déjà chose faite : le président américain devrait nommer l’ancien sénateur républicain Chuck Hagel. Une nomination qui pourrait tomber ce lundi 7 janvier 2013 et qui fait débat à Washington. Selon le journal de la capitale, le Washington Post, plusieurs responsables républicains se sont opposés au choix de l’ancien sénateur. Cette résistance de l’opposition met le président Barack Obama dans une position inconfortable, explique le quotidien. « On peut s’attendre à une vraie bataille entre démocrates et républicains », des républicains qui doivent donner leur feu vert à la nomination de Chuck Hagel. Seulement voilà, ils ont déjà fait tomber Susan Rice (que le président avait choisie pour succéder à la tête du département d’Etat). Toujours selon le Washington Post, le chef de file des républicains au Senat tente à présent de calmer le jeu. « S’il est nominé, Chuck Hagel aura droit à un traitement équitable », a prévenu Mitch McConnell.

Que reprochent les républicains à Chuck Hagel ?

Ils lui reprochent principalement quatre choses, écrit le site d’information Slate. D’abord, sa volonté de réduire le budget de la Défense. L’opposition craint également qu’Hagel se montre trop conciliant à l’égard de l’Iran. Aux yeux des conservateurs, l’ancien combattant de Vietnam n’est pas assez va-t-en-guerre. Mais pire que tout, il semble ne pas trop aimer Israël, certains extrémistes à droite le qualifient même d’antisémite. En fait, les républicains n’ont pas un problème avec Hagel mais avec Obama, d’où ces critiques sur la nomination de l’ancien sénateur modéré. « Ils craignent que la nomination d’Hagel à la tête du Pentagone ne serve d’alibi pour le président qui pourra alors se targuer d’avoir inclus un conservateur au sein de son équipe gouvernementale ». Mais ce qui gène les républicains avant tout c’est que Chuck Hagel ne représente pas (ou plus) les valeurs du « Grand Old Party ». Ce parti a tellement viré à droite que « même Ronald Reagan n’aurait plus de chance d’être nominé comme candidat à la présidence », conclut Slate.

Incertitudes sur l’investiture d’Hugo Chavez

Selon le Miami Herald c’est le vice-président Nicolas Maduro qui continuera à assurer le pouvoir si jamais Hugo Chavez n’est pas en mesure de prêter serment jeudi prochain, le 10 janvier. D’après les autorités vénézuéliennes, l’équipe gouvernementale est en place, l’investiture n’est qu’une formalité et pourra donc être repoussée sans problème. Mais ce n’est pas l’avis de l’opposition. Elle refuse ce que la presse appelle l’hypothèse de la continuité, estimant que c’est au président de l’Assemblée nationale, Diosdado Cabello, d’assumer la présidence du pays. « Toute autre solution serait anticonstitutionnelle », précise la Mesa de la Unidad, citée dans le journal El Nacional. Mais le numéro deux de l’opposition, Ramon José Medina n’est pas très optimiste.

C’est qu’il a dit au journal brésilien Folha de Sao Paulo : « Comme le Tribunal supérieure de justice se trouve sur la même ligne que le gouvernement, l’opposition a peu de chance d’être entendue ». D’après le Miami Herald, le président du Parlement, Diosdado Cabello, n’a pas encore réagi à la proposition de l’opposition. Mais les deux hommes, le vice-président Nicolas Maduro et Diosdado Cabella, ont déjà fait savoir qu’ils n’étaient pas des rivaux pour diriger la quatrième puissance économique de l’Amérique latine.

Douche froide pour le tourisme haïtien

L’année commence mal pour le tourisme dans ce pays des Caraïbes. C’est à lire dans Le Nouvelliste. Des centaines d'internautes ont protesté contre un article publié sur Yahoo et qui classe Haïti parmi les 12 destinations touristiques à éviter pour la fin d'année. Ce texte présente le pays comme un territoire où « il ne reste plus un arbre debout ». Mais il y a encore pire que cet article : les derniers avertissements des gouvernements américain et canadien pour les voyages à destination d’Haïti. « Ils conseillent à leurs ressortissants d’éviter le pays comme destination de voyage ou de faire preuve d’extrême prudence vis-à-vis de celles et de ceux qui y vivent ». Les autorités haïtiennes se sont insurgées contre ces mises en garde, il n’empêche, pour Le Nouvelliste, « c’est une véritable douche froide pour le tourisme haïtien ».

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