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Cyclisme

Le cycliste Lance Armstrong avoue s'être dopé durant sa carrière

Lance Armstrong lors de son interview par Oprah Winfrey, chez lui à Austin au Texas, le 14 janvier 2013.
Lance Armstrong lors de son interview par Oprah Winfrey, chez lui à Austin au Texas, le 14 janvier 2013. REUTERS/Harpo Studios, Inc/George Burns/Handout
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Lance Armstrong est donc passé aux aveux à la télévision américaine. Dans l'émission de télévision de la très médiatique Oprah Winfrey, dont une partie était diffusée cette nuit, vendredi 18 janvier, le cycliste américain a admis pour la première fois avoir pris des produits dopants durant sa carrière. Selon lui, il n'est pas possible de gagner sept Tours de France sans avoir recours au dopage. Le sportif demande pardon à ceux qui l'ont soutenu et qui ont cru en lui pendant toutes ces années.

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Lance Armstrong très détendu, l’air nullement embarrassé, a tout avoué à Oprah Winfrey dans une interview très attendue : il a reconnu publiquement ce qu’il avait démenti depuis des années. « Oui », il s’était bien dopé, mais sans avoir mauvaise conscience, car tout le monde le faisait, et qu’il n’avait donc pas le sentiment de tricher : « Mon cocktail, si je puis dire, était simplement de l’EPO, pas beaucoup, des transfusions et de la testostérone ».

Mon cocktail, si je puis dire, était simplement de l’EPO, pas beaucoup, des transfusions et de la testostérone.

Lance Armstrong

« Les gens ont toutes les raisons de se sentir trahis. C’est ma faute et je vais passer le reste de ma vie à essayer de regagner leur confiance », a-t-il déclaré.

Il a démenti avoir forcé certains membres de son équipe à se doper, mais il a admis qu’il n’aurait jamais pu gagner le tour de France sept fois sans ces substances qu’il a décrites à la star de la télévision américaine qui s’est transformée en impitoyable inquisiteur.

Armstrong a exprimé ses regrets pour avoir maltraité et parfois même poursuivi en justice ceux qui l’accusaient de fraude.

L’agence américaine anti-dopage a jugé que sa confession était un « premier pas » et a souhaité qu’il la renouvelle cette fois sous serment. D’une façon générale, le champion déchu a essayé de commencer sa période de rédemption. Elle pourrait être plus éprouvante que la montée du Tourmalet.

Il dit que c’est par professionnalisme (qu'il a fait cela), « ça fait partie du boulot de me doper ». Ca, c’est invraisemblable, inacceptable. Car tout métier a des règles, et il a sciemment violé ces règles.

Daniel Baal

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