Etats-Unis

Attaque du consulat américain de Benghazi: Hillary Clinton sous le feu des questions du Congrès

Auditionnée sur l'attaque du consulat de Benghazi, Hillary Clinton n'a pas été ménagée par les membres du Congrès.
Auditionnée sur l'attaque du consulat de Benghazi, Hillary Clinton n'a pas été ménagée par les membres du Congrès. REUTERS/Kevin Lamarque
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, qui doit quitter ses fonctions prochainement, était auditionnée ce mercredi 23 janvier par le Sénat et la Chambre des représentants sur l’attaque du consulat de Benghazi, en Libye.  Quatre Américains y avaient été tués le 11 septembre dernier.

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Avec notre correspondant à Washington, Raphaël Reynes

En cinq heures d’audition, Hillary Clinton est passée par toutes les émotions, ce mercredi 23 janvier. C’est d’une voix tremblante qu’elle évoque d'abord le retour à Washington des quatre corps des victimes de l’attaque de Benghazi. « J’ai pris dans mes bras les mères et les pères, les frères et les sœurs, les fils et les filles, les épouses qui devront éduquer leurs enfants seules », raconte-t-elle.

Face à la secrétaire d’Etat, les élus républicains questionnent. L’administration a-t-elle essayé d’étouffer l’affaire ? « Pourquoi l’ambassadrice aux Nations unies a-t-elle d’abord affirmé que l’attaque n’était pas terroriste ? », interroge un sénateur, puis un second, puis un troisième.

Là, Hillary Clinton s’énerve : « Avec tout le respect que je vous dois, le fait est que quatre Américains sont morts. Etait-ce à cause d’une manifestation où parce que des gars sont sortis un soir et ont décider d’aller tuer des Américains ? Quelle différence cela fait-il aujourd’hui ? Notre boulot, c’est de comprendre ce qui s’est passé et d’empêcher que ça se reproduise. »

« Des gens ont accusé Susan Rice d’avoir trompé les Américains. Rien n’est plus éloigné de la vérité » affirme encore la secrétaire d'Etat. Assurant « assumer la responsabilité » du drame de Benghazi, celle-ci a toutefois soigneusement évité l’autocritique.

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