La Revue de Presse des Amériques

A la Une de la presse américaine : fusion des compagnies aériennes American Airlines et US Airways

Un avion d'US Airways et un avion de d'American Airlines sur le tarmac de l'aéroport Ronald Reagan dans le Conté d'Arlington, en Virginie.
Un avion d'US Airways et un avion de d'American Airlines sur le tarmac de l'aéroport Ronald Reagan dans le Conté d'Arlington, en Virginie. REUTERS/Kevin Lamarque

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Aux Etats-Unis, les compagnies aériennes American Airlines et US Airways viennent d'annoncer leur mariage et donnent naissance au numéro un américain de l’aviation

Un avion d'US Airways et un avion de d'American Airlines sur le tarmac de l'aéroport Ronald Reagan dans le Conté d'Arlington, en Virginie.
Un avion d'US Airways et un avion de d'American Airlines sur le tarmac de l'aéroport Ronald Reagan dans le Conté d'Arlington, en Virginie. REUTERS/Kevin Lamarque

C'est en Une de la presse nord-américaine et du quotidien The Arizona Republic. Le quotidien nous explique que cette fusion était dans les tuyaux depuis début 2012. Mais jusqu'à présent American Airlines refusait cette option, estimant qu'elle était à même de continuer seule.

Mais le lobbying mené ces derniers mois par US Airways avec les pilotes et autres employés d'American Airlines a finalement pesé. Du coup, cette fusion va donner naissance à un géant américain de l'aviation, une tendance depuis quelques années nous apprend le journal, puisqu'avant ce mariage Delta Airlines avait fusionné avec Northwest Airlines et United Airlines avec Continental.

Pour l'Etat de l'Arizona, cette fusion est une mauvaise nouvelle selon le quotidien, puisque le siège de cette nouvelle entité sera basé au Texas, le siège actuel d'American Airlines, ce qui implique le départ du siège d'US Airways situé à Phoenix, en Arizona. Reste que cette fusion devrait, selon toute probabilité, mettre un terme au cycle de consolidation du secteur aéronautique aux Etats-Unis. Un secteur malmené depuis les attentats du 11 septembre 2001 et qui, plus de onze ans après, peine toujours à sortir de ce marasme.

En Colombie, depuis hier, l'Etat a suspendu ses opérations militaires contre les FARC afin d'obtenir la libération de trois otages détenus par la guérilla
 
Il s’agit de deux policiers et un soldat. D'ailleurs, aujourd'hui, les FARC devraient remettre un ou plusieurs otages au CICR, le Comité internationale de la Croix-Rouge.
C'est en Une de toute la presse colombienne. Après de violents combats entre l'armée et les FARC hier, dans la province de Caqueta (dans le sud du pays), des combats qui ont d'ailleurs coûté la vie à sept militaires et à un nombre indéterminé de rebelles, selon l'armée, l’Etat colombien a annoncé un cessez-le-feu.

Semana, revue hebdomadaire en a fait sa Une: « Cessez-le-feu pour la remise des uniformes », sous-entendu, les deux policiers et le militaire. Dans son article, la revue colombienne nous détaille l'opération qui doit permettre à ces trois hommes de retrouver leurs familles. La première phase se déroulera ce jeudi, avec la remise d'un ou plusieurs otages. Pour l'instant, personne ne semble savoir qui sera libéré en premier. Ce sont cinq membres du CICR, accompagnés par deux employés de l'ONG « Colombiens et Colombiennes pour la Paix » qui feront office d'intermédiaire. Cette ONG est d'ailleurs habituellement utilisée comme médiateur avec les FARC nous apprend Semana. Si tout se passe bien aujourd'hui nous explique le journal, samedi prochain, les FARC procèderont à la deuxième phase de cette opération, avec la libération des otages restant.
Les deux policiers et le militaire détenus depuis fin janvier devraient donc retrouver leur famille d'ici la fin du week-end estime Semana.

Au Mexique, la presse revient sur l'homélie prononcée hier par le pape Benoît XVI, sa dernière avant d'officialiser sa démission le 28 février prochain
 
« Hypocrisie! » : titre le quotidien La Prensa sur cette fameuse homélie. Le quotidien détaille le discours que le pape Benoît XVI a tenu devant une assistance de cardinaux, de prêtres et de membres du corps diplomatique : « l'Eglise est par moment défigurée par les divisions au sein du corps ecclésiastique », a-t-il déclaré. Selon le quotidien, Benoît XVI a également déploré «l'hypocrisie religieuse», ainsi que le « comportement des m'as-tu vu » et l'attitude de ceux qui recherchent « les applaudissements et l'approbation ». Le pape a appelé a dépasser cet individualisme et les rivalités qui gangrènent le Vatican et l'Eglise catholique. Des mots durs selon le quotidien qui, indirectement, estime que ces déclarations auraient dû être faites avant l'annonce de sa démission. Dans un pays où la religion catholique est omniprésente, une telle analyse surprend.

Le Brésil a du mal à se réveiller ce jeudi matin après cinq jours de Carnaval
 

Les participants de l'école de samba «Vila Isabel» durant la parade annuelle du carnaval de Rio, le 12 février 2013.
Les participants de l'école de samba «Vila Isabel» durant la parade annuelle du carnaval de Rio, le 12 février 2013. REUTERS/Ricardo Moraes

A Rio de Janeiro, c’est l’école de samba « Vila Isabel » qui a remporté le titre du meilleur défilé, le troisième dans son histoire, précise le quotidien O’Globo. D’après le journal de Rio, le groupe a bénéficié du soutien de plusieurs sponsors privés. Une preuve que la commercialisation du Carnaval avance à grand pas, écrit O’Globo.
Une tendance vivement critiquée par l’envoyé spécial du New York Times, qui a assisté au Carnaval de Salvador da Bahia. Conclusion du journaliste américain, interviewé par le journal local A Tarde : « le Carnaval se transforme de plus en plus en un événement destiné aux riches. Participer aux défilés coûte cher, et ceux qui n’ont pas d’argent restent exclus ». Une fête de plus en plus onéreuse et aussi de plus en plus sale. Selon A Folha de Sao Paulo, après cinq jours de « folies » à Rio, pas moins de 770 tonnes de détritus jonchent les rues de la ville.

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