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Venezuela / Economie

Hugo Chavez ou le socialisme du 21e siècle

Au Venezuela, 32% de la population vit toujours sous le seuil de pauvreté.
Au Venezuela, 32% de la population vit toujours sous le seuil de pauvreté. REUTERS/Ulises Rodriguez
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Hugo Chavez est mort ce mardi 5 mars 2013. Le président vénézuélien défunt est resté 14 ans au pouvoir, pendant lesquels il a voulu instaurer un nouveau modèle économique : le socialisme du 21e siècle, une révolution bolivarienne financée par les revenus du pétrole. Une énergie utilisée par le Venezuela comme arme diplomatique dans les relations internationales.

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« Le pétrole appartient à tout le monde », avait lancé Hugo Chavez. Et pour cause, l'or noir porte le PIB du Venezuela à 328 milliards de dollars. Dès 2001, Hugo Chavez s'attaque aux terres. Il veut garantir la souveraineté alimentaire du pays et pour cela, les latifundias, les grandes propriétés terriennes, doivent céder leurs terrains. 2,5 millions d'hectares sont ainsi saisis et redistribués.

Dans la foulée, il nationalise des entreprises de secteurs stratégiques comme l'énergie, les banques ou les télécommunications. En 2002, après avoir échappé à une tentative de coup d'Etat, Chavez lance des « missions sociales » pour renforcer sa popularité. La mission Barrio Ardentro crée des dispensaires avec des médecins cubains, la mission Robinson s'attaque à l'analphabétisme. En 2011, la Gran Mision Vivienda doit construire 3 millions de logements.

Mais le bilan est contrasté. Selon la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes, la répartition des richesses n'a pas changé. En 2010, 45% des ressources revenaient encore aux 20% de Vénézuéliens les plus riches. 32% de la population vit toujours sous le seuil de pauvreté.

Le pétrole, arme diplomatique

Avec un volume de production de 3,5 millions de barils par jour, le pétrole est non seulement le pilier de l’économie vénézuélienne mais aussi celui de la diplomatie de Chavez. Il a permis au Venezuela d’étendre son influence dans la région aux moyens d’accords et d’alliances. Cuba, Honduras, Nicaragua, Uruguay, Haïti, la liste des pays de la région qui achètent du brut vénézuélien à des prix très avantageux est longue. Ces pays paient en revanche leur facture en experts, en médicaments, comme fait La Havane, ou en denrées agricoles, bananes ou sucre selon leurs capacités.

Une diplomatie généreuse mais coûteuse pour la compagnie nationale. Difficile d’avoir des chiffres officiels, mais le manque à gagner est estimé à près de 2 milliards de dollars pour cette compagnie. L’or noir a permis aussi à Chavez d’étendre son influence au-delà de sa région en nouant des alliances avec des pays de poids. Des accords portant sur 20 milliards de dollars d’investissement dans les domaines du pétrole sont signés entre le Venezuela et la Chine par exemple. Le pétrodollar a permis aussi à Chavez de signer plusieurs contrats énergétiques et d'armement avec la Russie depuis 2005.

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