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Venezuela

Venezuela : les partisans de Chavez convaincus de son empoisonnement

Partisans de Hugo Chavez en meeting à Caracas le 17 septembre 2012.
Partisans de Hugo Chavez en meeting à Caracas le 17 septembre 2012. REUTERS/Jorge Silva
Texte par : RFI Suivre
2 mn

L'entourage d'Hugo Chavez entretient la ferveur autour du président défunt. Et la théorie du complot est lancée : le « Comandante » est mort d’un cancer mais beaucoup de Vénézuéliens pensent qu’en réalité, il a été empoisonné. Une thèse née d’affirmation du gouvernement vénézuélien et reprise dans la population.

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Avec notre correspondant à Caracas, Pierre-Philippe Berson

Lorsqu’il a annoncé la mort d’Hugo Chavez en direct à la télévision, le vice-président Nicolas Maduro était submergé par l’émotion et sanglotait. Pourtant, le même jour, deux heures plus tôt, il tenait une conférence de presse et sa voix était beaucoup plus ferme et menaçante : il dénonçait les attaques des Etats-Unis pour déstabiliser le pays et sous-entendait qu’on avait empoisonné Hugo Chavez :

« El Comandante Chavez a été attaqué pendant sa maladie. Nous avons la certitude que les ennemis historiques de notre partie ont profité de sa maladie pour s'attaquer à lui ».

Aujourd’hui, une majorité de la population partage cette idée. Ludmila Pereta patiente pour voir la dépouille de son « Comandante » et adhère complètement à la thèse du complot : « Chavez a énormément travaillé. Il ne dormait pas. Il s’est sacrifié pour le pays. Alors le cancer, je comprends. Mais après, son infection respiratoire, c’est bizarre, tout s’est aggravé d’un coup, très rapidement. Je ne crois pas que ça soit si naturel que ça… ».

Alors qui a tué Hugo Chavez ? Les scenarii sont différents, mais ses partisans avancent souvent les mêmes noms : les Etats-Unis, la CIA et Israël.

Pour prouver ses accusations, le gouvernement a annoncé une enquête médicale sur le corps d’Hugo Chavez. Mais depuis sa mort, plus un mot sur cette investigation. L’entourage du président s’affaire à l’ériger en héros national. La vérité attendra…
 

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