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ARGENTINE

Menace de cessation de paiement pour l’Argentine

Deux fonds spéculatifs réclament un paiement intégral au nominal c’est-à-dire plus que leur propre investissement.
Deux fonds spéculatifs réclament un paiement intégral au nominal c’est-à-dire plus que leur propre investissement. RFI/François Cardona
Texte par : RFI Suivre
2 mn

L’Argentine sera-t-elle à nouveau en cessation de paiement, onze ans après la faillite de 2002 ? C’est-ce qui la menace, au moins techniquement, si un tribunal américain rejette la proposition qu’elle a faite ce vendredi 29 mars pour rembourser un impayé de 1,3 milliard de dollars à l’égard de deux fonds d'investissement. Ces fonds ont refusé la restructuration de la dette argentine réalisée il y a quelques années.

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Avec notre correspondant à Buenos Aires, Jean-Louis Buchet

« Payer, oui. Mais pas plus qu’aux créanciers qui ont accepté l’échange de titres de 2005 et 2010 ». C’est ainsi qu’on peut résumer la proposition faite par l’Argentine au tribunal d’appel de New York. Ce dernier lui demandait de quelle manière elle comptait régler sa dette à l’égard de deux fonds spéculatifs.

Ces fonds, qui ont acheté leurs titres à bas prix avant la cessation de paiement de 2002, réclament pourtant un paiement intégral au nominal, c’est-à-dire plus que leur propre investissement. L’Argentine rétorque qu’ils ne peuvent être favorisés par rapport aux 94 % des investisseurs qui ont accepté de nouveaux titres avec une décote de 50 % en moyenne.

De fait, si les fonds spéculatifs étaient mieux remboursés qu’eux, les autres créanciers seraient autorisés à aller en justice pour demander le même traitement. Et, ne pouvant pas payer, l’Argentine serait à nouveau en cessation de paiement. Au-delà du cas d’espèce, un refus de la proposition Argentine par le tribunal menacerait toute future restructuration de dette.

En effet, quel créancier d’un pays en faillite accepterait un remboursement avec décote, s’il avait l’espoir de faire valoir le paiement intégral auprès de la justice ? C’est ce qui fait penser aux spécialistes que les juges new-yorkais ne rejetteront pas la proposition, quitte à la retoucher.

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