Revue de presse des Amériques

A la Une : le décès à Londres de Margaret Thatcher fait les titres de la presse argentine

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« Margaret Thatcher est décédée, la Dame de fer qui a mis en déroute l’Argentine dans les Malouines » titre La Nación sur son site. L’ex-première ministre britannique conservatrice qui a occupé ce poste de 1979 à 1990 est morte ce lundi d’une attaque d’apoplexie à l’âge de 87 ans, poursuit le quotidien qui décrit un portrait de la « Dame de fer », rappelant que Meryl Streep avait incarné son rôle dans le film The Iron Lady.

Une femme qui a pris des décisions contestées, écrit le journal, entre autres, celle de répondre au débarquement de troupes argentines sur les Iles Malouines par une guerre asymétrique qui s’est soldée en victoire britannique après trois mois de combats, souligne La Nación. Elle a dirigé la guerre des Malouines de façon féroce et n’a pas hésité lorsqu’il a été question de couler le navire argentin « General Belgrano », renchérit Clarín.

Selon La Nación, c’est cette victoire des Malouines qui a fait remonter la cote de popularité de Margaret Thatcher en Grande-Bretagne et qui est à l’origine de sa réélection en 1983.

Au Venezuela, dernière semaine de campagne pour les candidats à l’élection présidentielle du 14 avril. Et le principal opposant Henrique Capriles était à Caracas ce dimanche…

« Capriles a fait un malheur sur l’Avenue Bolivar », titre le quotidien 2001. « Je viens vous demander de vous battre avec moi pour relever le Venezuela », a hurlé le candidat de l’opposition Henrique Capriles Radonski.

Quant à Nicolas Maduro, son principal adversaire et dauphin désigné par Hugo Chavez, il a revêtu le costume des « llanos », ces plaines arpentées par les éleveurs au sud-ouest du pays. Faisant campagne dans l’Etat d’Apure, portant un chapeau à bords larges, il a promis de réaliser le rêve socialiste. Il s’est aussi engagé à respecter le verdict des urnes, écrit le quotidien Ultimas Noticias.

« Moi, Nicolas Maduro, fils de Chavez, ouvrier, et prochain président de la république, je respecterai les résultats quels qu’ils soient » a-t-il assuré.

A une semaine des élections, la tension est à son comble entre les deux principaux candidats

Les adjectifs fusent, Nicolas Maduro qualifiant Henrique Capriles de « candidat de la bourgeoisie », de « petit capricieux », et l’accusant d’être derrière un complot pour l’assassiner. Capriles lui a répondu lors de son rassemblement à Caracas ce dimanche : « ne soit pas ridicule, petit », une phrase qui s’est largement répandue sur Twitter… il a aussi qualifié Maduro de « feignant ». « Vous allez gagner les élections à La Havane, et moi je vais les gagner ici au Venezuela », a lancé Capriles à Maduro ce dimanche.

Six sondages différents cités dans Tal Cual font apparaître dans tous les cas pour le moment un avantage entre 7 et 20 points pour Nicolas Maduro.

Au Chili, la justice a donc ordonné l’exhumation des restes du poète Pablo Neruda, les opérations se sont déroulées ce lundi

L’exhumation des restes de Pablo Neruda, décédé le 23 septembre 1973, avait été ordonnée pour établir les causes de sa mort, écrit La Tercera. L’opération a duré une heure, et les restes du poète ont été transférés à l’Institut médico-légal de Santiago pour y être analysés. Le prix Nobel de littérature et ami proche de Salvador Allende, le président renversé par le coup d’Etat du 11 septembre 1973, Pablo Neruda, est décédé deux semaines plus tard, officiellement d’un cancer, après son retour de France où il était à l'époque ambassadeur, écrit La Tercera.

L’experte chargée de l’exhumation est l’archéologue chilienne Joyce Stocking Ramirez du service médico-légal qui a travaillé sur la récupération de restes humains après les attentats et l’effondrement des tours jumelles à New York, explique El Mercurio. « Nous voulons connaître la vérité et savoir si Neruda est mort d’un cancer ou à cause d’un tiers » souligne Rodolfo Reyes, l’avocat et neveu de Pablo Neruda. Manuel Araya, le chauffeur et homme de confiance du poète, qui a remué ciel et terre pour que cette enquête ait lieu, s’est dit fier qu’elle puisse enfin être réalisée.

Aux Etats-Unis, les membres du Congrès reprennent leurs travaux ce lundi et doivent décider s’ils approuvent ou pas les deux lois chères à Barack Obama : la législation sur les armes et celle sur l’immigration

La loi sur les armes à feu pourrait faire l’objet d’un compromis à minima entre républicains et démocrates. Mais alors que les enquêtes d’opinion révèlent que neuf Américains sur dix soutiendraient un système de vérification des antécédents de tous les acheteurs d’armes, le président n’a pas réussi à traduire ce soutien populaire en législation effective auprès du Congrès, fait remarquer le Washington Post.

En revanche, la réforme sur l’immigration pourrait être la réussite de Barack Obama en 2013

C’est ce qu’écrit le quotidien Politico. Les groupes de discussion composés pour moitié de démocrates et moitié de républicains seraient proches d’un accord de révision de ces lois, même si plusieurs obstacles font encore barrage, fait remarquer l’éditorialiste. Car il faudra convaincre les républicains de la nécessité de régulariser quelque 11 millions d’immigrés, que ce soit pour des raisons de réalité du marché du travail, ou pour des raisons politiques.

La presse mexicaine, comme El Universal, publie également plusieurs articles sur cette réforme, pays d’où sont originaires ou par lequel transitent la plupart des immigrés concernés par ces nouvelles lois. El Universal rapporte que des immigrés ont notamment manifesté sous les fenêtres des services d’immigration à Boston et dans d’autres villes américaines.

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