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Brésil / Haïti

Brésil: l'Etat d'Acre débordé par l'afflux de clandestins venus d'Haïti

Trois ans après le séisme, des milliers d'Haïtiens ont décidé de tenter leur chance au Brésil. Photo prise à Haïti.
Trois ans après le séisme, des milliers d'Haïtiens ont décidé de tenter leur chance au Brésil. Photo prise à Haïti. REUTERS/Swoan Parker
Texte par : RFI Suivre
2 mn

L’état d’urgence sociale vient d’être déclaré dans la région d'Acre, dans le nord-ouest du Brésil. En cause, un afflux ininterrompu d'immigrés clandestins venus d’Haiti, une arrivée massive de réfugiés économiques, à laquelle cet Etat amazonien n’arrive plus à venir en aide. Depuis le tremblement de terre en janvier 2010, des milliers d’Haïtiens ont décidé de tenter leur chance au Brésil. Plus de 4 800 d'entre eux ont échoué à Brasileia depuis janvier 2012. Mais à la frontière, la situation humanitaire des immigrés tourne au cauchemar.

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Avec notre correspondant à Rio de Janeiro, François Cardona

La nuit vient de tomber, des centaines de personnes sont entassées dans l’obscurité, sans électricité, ni eau courante. Dans la vaste maison prêtée par la municipalité, la lueur d’un brasero illumine parfois des visages sombres et inquiets. La petite ville de Brasileia, à la frontière entre le Brésil et la Bolivie, est devenue la principale porte d’entrée des Haïtiens venus chercher du travail au Brésil.

Plus de 2 700 depuis le début de l'année

Depuis le début de l’année, plus de 2 700 d’entre eux ont franchi la frontière. Ils ont payé des passeurs environ 2 500 euros pour les aider à passer à travers le Panama, le Pérou, la Bolivie, pour enfin arriver au Brésil. Bloqués à la frontière, sans argent, ces réfugiés attendent des papiers, un visa, et surtout d'être embauchés par des entrepreneurs brésiliens. Mais la crise économique est passée par là : il en vient de moins en moins recruter cette main d’œuvre bon marché.

Sur place, les Haïtiens manquent de tout et surtout de nourriture. Viande et légumes frais se font rares. Le gouverneur de l’Etat d’Acre vient donc d’appeler à l’aide le gouvernement brésilien. Et de réclamer de l’argent pour faire face financièrement à l’afflux d’immigrés en détresse.

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