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Venezuela

Venezuela: dans le camp Capriles, la douche froide puis la colère

A Caracas, les partisans de Henrique Capriles stupéfaits à l'annonce de leur défaite.
A Caracas, les partisans de Henrique Capriles stupéfaits à l'annonce de leur défaite. REUTERS/Carlos Garcia Rawlins
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Au Venezuela, la soirée électorale a tourné au mauvais feuilleton pour les partisans de Henrique Capriles. Donné largement battu dans les sondages, le candidat de centre droit a réalisé des scores qui ont, pendant quelques heures, donné des raisons d’espérer à ses partisans. Jusqu'à l’annonce de la victoire de Nicolas Maduro, sur le fil.

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Avec notre correspondant à Caracas, Pierre-Philippe Berson

La soirée commence dans l’euphorie. Il est 20 heures, le dépouillement a débuté et -surprise !- les premiers décomptes placent Henrique Capriles en tête.

Henrique Capriles ovationné à la sortie du bureau de vote, le 14 avril 2013 à Caracas.
Henrique Capriles ovationné à la sortie du bureau de vote, le 14 avril 2013 à Caracas. REUTERS/Christian Veron

Les téléphones portables chauffent. Le message circule dans le quartier général du candidat de centre droit. Ses partisans pensent à la victoire mais n’osent pas encore la fêter.

Les heures passent. Il n’y a toujours pas de vainqueur déclaré. Les militants pressentent que le résultat sera serré. Mais, plus que jamais, l'optimisme et l’excitation règnent.

A 23 heures, les yeux rivés sur l’écran géant qui retransmet la soirée électorale, le public retient son souffle avant l’annonce du vainqueur par le Conseil national électoral : « Nicolas Maduro, avec 7 millions 505 000 voix... »

Les supporters du candidat Capriles peu après l'annonce de leur défaite. Caracas.
Les supporters du candidat Capriles peu après l'annonce de leur défaite. Caracas. REUTERS/Carlos Garcia Rawlins

Une colère froide saisit l’assistance. Abattus, les militants restent sans voix. Dehors, devant le siège de campagne, certains laissent exploser leur rage.

« Il faut descendre dans la rue, et ne pas le faire à moitié, témoigne une femme. Il faut manifester tous les jours pour les obliger à recompter tous les bulletins. Il faut faire respecter la loi. Il faut faire respecter notre vote ! »

A minuit passé, Henrique Capriles convoque une conférence de presse. Il annonce qu’il ne reconnaîtra pas les résultats tant que tous les bulletins ne seront pas recomptés un à un.

Henrique Capriles après sa conférence de presse. A Caracas, dans la nuit du 15 avril 2013.
Henrique Capriles après sa conférence de presse. A Caracas, dans la nuit du 15 avril 2013. REUTERS/Carlos Garcia Rawlins

Les partisans approuvent et ovationnent Capriles dès son apparition à l'extérieur de son quartier général de campagne. Le recomptage pourrait maintenant prendre plusieurs jours. Le feuilleton électoral pourrait donc connaître encore d’autres rebondissements.

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