Venezuela

Venezuela: au moins 7 morts et une soixantaine de blessés dans les manifestations

Les partisans d'Henrique Capriles dispersés à coup de gaz lacrymogène par la police, à Caracas, le 16 avril 2013.
Les partisans d'Henrique Capriles dispersés à coup de gaz lacrymogène par la police, à Caracas, le 16 avril 2013. REUTERS/Christian Veron

Les manifestations depuis lundi soir au Venezuela contre l'élection à la présidence de Nicolas Maduro ont fait au moins sept morts et une soixantaine de blessés, selon les autorités, tandis que les partisans de l'opposition et du gouvernement ont poursuivi ce mardi leurs rassemblements dans tout le pays. Nicolas Maduro a interdit ce mardi un rassemblement de l'opposition prévu mercredi à Caracas. 

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Au moins sept personnes ont été tuées, dont un fonctionnaire de police de l’Etat de Tachira, dans l’ouest du pays, a annoncé le procureur général, Luisa Ortega, qui a par ailleurs fait état de 135 interpellations en marge de ces manifestations. Depuis lundi soir, des opposants organisent des manifestations dans tout le pays, remettant en cause la victoire de Nicolas Maduro à l’élection présidentielle.

Des opposants qualifiés de « fascistes »

Suite à ces annonces, la tension entre les opposants et le gouvernement de Nicolas Maduro est montée d’un cran. La ministre des Affaires étrangères, Elias Jaua, a ainsi qualifié les opposants de « fascistes » et affirmé avoir « incité les forces politiques à la mobilisation démocratique pour célébrer et officialiser la victoire. »

Interdiction du rassemblement de mercredi

Nicolas Maduro, président élu du Venezuela, a repris à son compte ce terme de « fascistes » pour qualifier les opposants, leur imputant la responsabilité des sept personnes tuées au cours des manifestations.

Il a également annoncé qu’il n’allait « pas permettre » le rassemblement prévu ce mercredi à Caracas par ces opposants. Nicolas Maduro a par ailleurs dénoncé ce qu’il qualifie de tentative de « coup d’Etat » de la part de son adversaire, Henrique Capriles.

Ce dernier, qui a remis en cause la validité des résultats du scrutin, a pour sa part accusé le gouvernement d’avoir « ordonné » la violence, afin, justement, de ne pas répondre favorablement à sa demande de recompter les votes.

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