Venezuela

Venezuela: Maduro prépare son investiture, Capriles n'abdique pas

Des partisans de Nicolas Maduro brandissant le portrait d'Hugo Chavez à Caracas, le 16 avril 2013.
Des partisans de Nicolas Maduro brandissant le portrait d'Hugo Chavez à Caracas, le 16 avril 2013. REUTERS/Tomas Bravo
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Au Venezuela, la crise politique se poursuit. Le gouvernement du président élu Nicolas Maduro prépare les festivités pour la prestation de serment prévue vendredi 19 avril. Mais son adversaire Henrique Capriles conteste toujours le résultat de l'élection présidentielle de dimanche dernier, et persiste à réclamer le recomptage de tous les bulletins de vote.

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Avec notre envoyée spéciale à Caracas, Stefanie Schüler

La journée de mercredi 17 avril aurait presque pu être une journée normale à Caracas, s'il n'y avait pas eu cette tension dans l'air. Une tension due au fait que les Vénézuéliens sont dans l'attente de ce qui va se passer dans les heures qui suivent. Henrique Capriles, le leader de l'opposition, a déposé un recours officiel devant le CNE, le Conseil national électoral. Il demande que soient vérifiés l'ensemble des bulletins, des actes de vote et des registres électoraux.

En attendant la réponse du CNE, Henrique Capriles ne s'est pour l'instant pas prononcé sur d'éventuelles actions de protestation à venir. Les concerts de casseroles ont encore résonné à travers le pays pour la troisième nuit de suite, et ses partisans sont prêts à descendre dans les rues au moindre signal pour défendre leurs votes. Les plus radicaux pourraient tout de même se mobiliser à partir de ce jeudi 18 avril, considérant qu'il ne leur reste pas beaucoup de temps avant l'investiture officielle de Nicolas Maduro prévue vendredi.

Radicalisation de la révolution

Nicolas Maduro a annoncé qu'il allait radicaliser la révolution bolivarienne mise en place par Hugo Chavez. Pendant ce temps, l'autre poids lourd du chavisme, le président de l'Assemblée nationale vénézuélienne Diosdado Cabello, a refusé la parole aux députés de l'opposition dans l'hémicycle. « Tant que je suis le président de cette Assemblée, les députés qui ne reconnaissent pas Nicolas Maduro comme président de la République bolivarienne du Venezuela n'auront pas le droit à la parole », a-t-il déclaré.

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