Etats-Unis / Terrorisme

Le soulagement des habitants de Boston, après l’arrestation du deuxième suspect

A Watertown, une femme regarde par dessus une clôture juste après des échanges de tirs entre la police et Djokhar Tsarnaev, le 19 avril.
A Watertown, une femme regarde par dessus une clôture juste après des échanges de tirs entre la police et Djokhar Tsarnaev, le 19 avril. REUTERS/Jessica Rinaldi
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Djokhar Tsarnaev, ce jeune homme de 19 ans soupçonné d'avoir commis les attentats de Boston avec son frère aîné a donc été arrêté le vendredi 19 avril après une longue journée de traque. Celle-ci a entraîné le bouclage quasi militaire de l’ensemble de la ville et transformé la cité de Watertown, dans la banlieue de Boston, en véritable champ de manœuvres. L’annonce de l’interpellation a provoqué un vif soulagement dans les populations de la région, après une semaine de tension extrême.

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Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet

Il était 20 h 42 ce 19 avril quand la police a confirmé par un message sur Twitter que le suspect avait été arrêté. Grièvement blessé à la jambe et au cou, probablement lors de la fusillade au cours de laquelle son frère Tamarlan a été tué, Djokhar Tarnaev est maintenant hospitalisé.

Caché dans un bateau

Il a été découvert par un voisin dans un bateau qui se trouvait en cale sèche dans une arrière-cour et dans lequel il s’était camouflé. Notant que la bâche n’était pas dans sa position habituelle, l’homme l’a soulevée et aperçu un corps ensanglanté. Il a immédiatement prévenu la police qui est arrivée en force.

Au lieu de le capturer directement, les policiers ont préféré prendre leur temps, craignant que Djokhar ait des explosifs sur lui. Les policiers voulaient aussi le capturer vivant afin de pouvoir connaître les raisons du double attentat survenu lors du marathon de Boston, le 15 avril.

C’est l’une des questions à laquelle « il faut maintenant répondre », a noté le président Barack Obama lors d’une intervention au cours de laquelle il s’est réjoui du dénouement. Dès la nouvelle connue, la population de Watertown est sortie dans la rue pour célébrer bruyamment la fin du cauchemar, scandant « USA, USA » et applaudissant au passage de chaque voiture de police. D’autres sont allés déposer des fleurs et des ballons sur la ligne d’arrivée du marathon où le drame a commencé il y a 5 jours.


Retour sur les dernières heures de cette chasse à l’homme avec notre envoyé spécial à Boston, Raphael Reynes :

Beaucoup de questions se posent encore sur cette affaire...

Le récit de la journée du 19 avril à Boston

 

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