La Revue de Presse des Amériques

A la Une : l'affaire des attentats de Boston suscite une polémique

Un jeune enfant devant un momerial pour les victimes de l'attentat lors du marathon de Boston, le 15 avril 2013.
Un jeune enfant devant un momerial pour les victimes de l'attentat lors du marathon de Boston, le 15 avril 2013. REUTERS/Jim Bourg

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Quelle justice doit prendre en charge les poursuites contre le seul auteur encore vivant des attentats ?

 

Un jeune enfant devant le mémorial dédié aux victimes de l'attentat lors du marathon de Boston, le 15 avril 2013.
Un jeune enfant devant le mémorial dédié aux victimes de l'attentat lors du marathon de Boston, le 15 avril 2013. REUTERS/Jim Bourg

Les questions se multiplient sur les suites juridiques à donner à l'arrestation de Djokhar Tsarnaev. La presse nord-américaine dans son ensemble s'interroge : est-ce à la justice fédérale de prendre l'affaire en charge, ou alors à la justice militaire ? Dans son éditorial du jour, le New York Times revient sur cette situation, alors que depuis dimanche soir, Djokhar Tsarnaev serait en mesure d'écrire et donc de faire des déclarations aux policiers.

Pour le New York Times, c'est à la justice fédérale de prendre en charge le dossier, car il concerne un ressortissant américain qui a obtenu la nationalité américaine le 11 septembre 2012. En effet, la justice militaire ne peut prendre en charge une affaire de ce type que s'il s'agit d'un ressortissant étranger ou alors si l'auteur a des liens avec un pays ou un groupe terroriste ennemi des Etats-Unis. Ce qui serait le cas par exemple s'il était affilié à al-Qaïda. La Maison Blanche, elle, a clairement fait savoir qu'elle souhaitait que ce soit la justice fédérale qui juge Djokhar Tsarnaev. Dans ce cas, il sera accusé de terrorisme en vertu des lois fédérales et risque donc la peine de mort.

Dans son éditorial, le New York Times revient également sur les droits de l'accusé. Ce dernier n'a toujours pas vu d'avocat, on ne lui a pas lu ses droits, ce qui s'inscrit, selon le quotidien, dans le cadre d'une loi promulguée en 2009 par Barack Obama. Une loi express créée après l'arrestation à Detroit d'Umar Farouk, un membre présumé d'al-Qaïda, qui voulait commettre un attentat sur le vol Amsterdam-Detroit.
Ce lundi, on devrait en savoir un peu plus concernant la tournure juridique de cette affaire des attentats de Boston.

Au Paraguay, c'est un riche entrepreneur, Horacio Cartes, qui a emporté haut la main l’élection présidentielle

Horacio Cartes, c'était le candidat du parti de droite, le parti Colorado, qui était déjà au pouvoir entre 1947 et 2008 nous rappelle le quotidien La Nacion. Selon les derniers chiffres, Horacio Cartes a remporté l'élection avec 45,9 % des suffrages, dans un pays où il est obligatoire de voter, mais où seule 68 % de la population s'est rendue aux urnes. Il devance son principal rival, Efrain Alegre, d'un peu moins de dix points nous apprend Ultimas Notifias. Selon le quotidien, lors de sa première apparition, le nouveau président s'est engagé à donner un nouveau cap au pays, en promettant qu'il allait œuvrer pour tous, surtout les plus démunis, dans un Paraguay où 40 % de la population vit sous le seuil de la pauvreté.

Horacio Cartes est à la tête d'une très grosse entreprise de tabac, il a également été dirigeant d'un club de foot, qui, depuis qu'il en a pris les rênes, a tout remporté, ce qui, selon certains analystes politiques qui s'expriment dans Ultimas Noticias, l'a rendu populaire et lui a permis de remporter la présidentielle.

Mais Horacio Cartes est également régulièrement cité dans des histoires de collusion avec les cartels de la drogue. Accusé d'être un narcotrafiquant depuis de nombreuses années, il n'a jamais été condamné, mais reste dans le collimateur de la justice notamment au Brésil, selon l'édition sud-américaine d'El Pais.

Au Venezuela, deux jours après son investiture, Nicolas Maduro, le nouveau Président, a annoncé la formation de son gouvernement

Avec peu de surprises à la clef. Le quotidien la Nacion nous apprend par exemple que dix-sept des trente-trois ministres nommés dimanche faisaient déjà partis de l'ancien cabinet d'Hugo Chavez. En Une, le quotidien de Caracas donne toute une série de chiffres :
- dix « nouvelles têtes » font parties de l'équipe gouvernementale
- seize ministres conservent leurs portefeuilles
- quatre anciens ministres reviennent aux affaires
- enfin trois ministres changent de portefeuilles

Dans cette équipe, on compte pas moins de huit militaires, dont un qui, selon la version sud-américaine d'El Pais, ferait parti d'une « liste noire » aux Etats-Unis. Il s'agit du général Rodriguez Torres, qui va diriger la police politique et devient également ministre de l'Intérieur. Il ferait parti de la « Liste Clinton » élaborée en 1995 concernant des personnes ayant des liens avec le trafic de drogue. Et puis, parmi les trois nouveaux ministres, il y a une certaine Alejandra Benitez. La Nacion nous présente cette nouvelle ministre et nous apprend qu'elle a notamment posé nue dans la revue « Dominical ».

Cette ancienne escrimeuse, qui a participé à trois olympiades, dont celles de Londres l'année dernière, est également chirurgien-dentiste et député à l'Assemblée nationale. Elle a été nommée hier Ministre des sports.

La Nacion publie sur son site les photos en question où l'ex-athlète pose debout, cheveux tirés en arrière avec une épée dans les bras et le casque d'escrimeuse qui cache le bas du ventre. Une image glamour pour un gouvernement qui se veut révolutionnaire.

 

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