La revue de presse des Amériques

A la Une : violente bagarre au Parlement vénézuélien

Un membre de l'opposition lors d'une conférence après la bagarre au Parlement, le 30 avril 2013.
Un membre de l'opposition lors d'une conférence après la bagarre au Parlement, le 30 avril 2013. REUTERS/Carlos Garcia Rawlins

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Un membre de l'opposition lors d'une conférence après la bagarre au Parlement, le 30 avril 2013.
Un membre de l'opposition lors d'une conférence après la bagarre au Parlement, le 30 avril 2013. REUTERS/Carlos Garcia Rawlins

Pour la deuxième fois en deux semaines, les députés de la majorité chaviste et ceux de l'opposition en sont venus aux mains ce mardi au Parlement du Venezuela. Cet incident violent est à la Une de tous les journaux vénézuéliens : « Agressions au Parlement », « Bataille dans l'hémicycle » ou encore « Neuf députés de l'opposition blessés », tels sont les titres aujourd'hui.

C'est le journal El Nacional qui résume les événements au Parlement : « A 17h40, les députés de la majorité socialiste adoptent un texte qui interdit à l'opposition le droit à la parole dans l'hémicycle, tant qu'elle ne reconnaîit pas l'élection de Nicolas Maduro à la présidence du pays », rapporte le quotidien. « Le président de l'Assemblée nationale, Diosdado Cabello, justifie ce texte par l'article 131 de la Constitution vénézuélienne qui oblige chaque élu à reconnaître les autorités du pays ».Ainsi condamnés au silence, les députés de l'opposition brandissent des pancartes sur lesquelles est écrit : « Coup d'Etat au Parlement ». Ce qui rend furieux les élus de la majorité pro-Maduro dont certains attaquent physiquement les députés de l'opposition. S'ensuit une bataille qui dure jusqu'à ce que la séance plénière soit interrompue. Il est alors 18 heures à Caracas », conclut El Nacional.

« Les députés de l’opposition ont déclaré que neuf d'entre eux ont été blessés par les élus chavistes », écrit Tal Cual. Le journal cite le député Julio Borges, le visage ensanglanté, qui rend le président de l'Assemblée, Diosdado Cabello, responsable des violences. « Chaque coup que nous recevons nous rend plus fort pour continuer notre lutte pacifique pour le Venezuela », dit-il dans les colonnes de Tal Cual. « J'invite tous les citoyens vénézuéliens qui souhaitent que de telles pratiques cessent dans notre pays à se joindre à nous pour manifester en ce 1er-Mai ».

« Nicolas Maduro a accusé l'opposition d'être responsable des violences », titre El Universal. « J'ai exhorté Diosdado Cabello à prendre des mesures disciplinaires pour que de telles violences ne se reproduisent plus », a expliqué le président qui s'est invité en prime time sur toutes les antennes pour s'adresser à la nation.

De son côté, le leader de l'opposition, Henrique Capriles, « accuse Nicolas Maduro de vouloir transformer le Venezuela en un cirque barbare », rapporte le quotidien Ultimas Noticias. Tous les journaux s'inquiètent du déroulement des manifestations du 1er-Mai à Caracas. Les deux camps ont appelé leurs partisans à la mobilisation. Et tout le monde craint que les violences au Parlement ne s'exportent dans les rues de la capitale.

Aux Etats-Unis, Barack Obama s'est exprimé ce mardi lors d'une conférence de presse sur le dossier syrien

Pas d'annonce concrète de la part du président américain pour expliquer comment Washington compte réagir à l'utilisation d'armes chimiques en Syrie. Ce qui lui vaut aujourd'hui de nombreuses critiques dans la presse : « Comme tant d'autres, je suis frustré par la prudence d'Obama en ce qui concerne la Syrie », titre par exemple l'éditorialiste du Washington Post.

« Obama semble assouplir sa position concernant l'utilisation d'armes chimiques. En même temps, la Maison Blanche pourrait donner son accord pour envoyer des armes aux rebelles syriens », constate de son côté le Los Angeles Times. Et le quotidien de poursuivre : « Ces signaux contradictoires reflètent le dilemme grandissant de Barack Obama. Son administration veut se montrer déterminée pour mettre la pression sur Bachar el-Assad et ses alliés, comme la Russie et l'Iran. Et dans le même temps la Maison Blanche fait tout pour éviter de se laisser embarquer dans une nouvelle guerre dans le monde musulman. Cela ne peut pas marcher », conclut le Los Angeles Times.

Obama et la grève de la faim à Guantanamo

Lors de sa conférence de presse, le président américain a parlé aussi de la prison militaire de Guantanamo. « Barack Obama a annoncé, mardi, qu'il allait redoubler d'efforts pour fermer le centre de détention sur la base américaine à Cuba », rapporte le Miami Herald. « Le président a raison quand il dit que Guantanamo n'est pas nécessaire à la sécurité de l'Amérique, que cela nuit à notre image internationale et entrave la coopération avec nos alliés dans la lutte antiterroriste », estime le journal.« Obama a dit plein de jolies choses sur Guantanamo », rétorque le New York Times. « Mais il oublie que c'est bien son échec politique qui est responsable de la grève de la faim qui touche désormais au moins 100 prisonniers sur 166 à Guantanamo ».

 

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