Accéder au contenu principal
Etats-Unis

Cleveland: le séquestreur présumé des trois jeunes femmes inculpé

La maison où ont été séquestrées trois femmes pendant dix ans, à Cleveland dans l'Ohio, le 7 mai 2013.
La maison où ont été séquestrées trois femmes pendant dix ans, à Cleveland dans l'Ohio, le 7 mai 2013. Bill Pugliano/Getty Images/AFP
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Ariel Castro, 52 ans, a été inculpé le 8 mai pour viols et enlèvements. L'ancien chauffeur de bus de Cleveland est soupçonné d'avoir séquestré pendant une dizaine d'années trois jeunes femmes dans sa maison. Aucune inculpation par contre pour ses deux frères, qui eux aussi avaient été arrêtés. La police a trouvé dans la maison des cordes et des chaînes, probablement utilisées pour attacher les victimes, mais pas de restes humains. Mercredi, deux des trois jeunes femmes, Amanda Berry et Gina DeJesus, ont pu rentrer chez elles. La troisième, Michelle Knight, est toujours hospitalisée.

Publicité

Avec notre envoyé spécial à Cleveland, Raphaël Reynes

La police de Cleveland a annoncé mercredi soir que les deux autres frères, Onil et Pedro, ne seront pas poursuivis. « Rien ne nous permet de penser qu’ils aient été impliqués ou qu’ils aient su quelque chose, déclare un policier américain. Et cela vient des déclarations des victimes, de leurs déclarations et de celles de leur frère. Ariel gardait tout le monde à distance ».

Ariel Castro sera donc, ce jeudi 9 mai, seul face au juge pour se voir notifier les sept chefs d’accusation qui pèsent contre lui, trois pour le viol de ses victimes, quatre pour leur enlèvement et leur séquestration, ainsi que celle de la petite fille née il y a six ans en captivité. Une enfant dont l’identité du père n’est pas encore connue, même si les soupçons pèsent fortement sur Ariel Castro, bien sûr.

Selon la police, « il va y avoir un test de paternité. Un mandat a été délivré et mis en application pour obtenir son ADN ».

La police de Cleveland dément, par ailleurs, avoir reçu des appels téléphoniques qui auraient pu l’alerter sur ce qui se passait dans cette maison. « Nous ne sommes intervenus que deux fois sur place, en 2000 et 2004. Et c’était pour des faits qui n’ont rien à voir avec l’affaire », a assuré l’un des responsables de l’enquête.

Retour au bercail

Avec notre envoyé spécial à Cleveland, Raphaël Reynes

Mercredi, deux des trois victimes sont rentrées chez elles, dans leur famille. Amanda Berry a retrouvé sa sœur, Gina DeJesus, ses parents. De cette dernière, on n'a vu qu’un pouce levé, et un pull à capuche jaune fluorescent s’engouffrer dans la maison familiale.

Quarante-huit heures après sa libération, la jeune femme n’a pas souhaité être filmée, photographiée, ni parler à la presse. Ce sont ses proches qui sont venus devant les journalistes pour exprimer leur joie. Et en premier lieu, sa mère : « Je veux dire merci à tous ceux qui y ont cru quand je disais qu’elle était vivante. Et même ceux qui ont douté, je veux les remercier. Ce sont eux qui m’ont donné la force, qui m’ont fait sentir que ma fille était quelque part, ici ».

L’émotion, mais également la colère d’un père qui en appelle aux parents du monde entier pour que les choses changent : « Il faut sortir et surveiller les enfants ! Même si ce ne sont pas les vôtres… devinez quoi ? Vous êtes devenus leurs parents ! »

Et lorsque l’on demande à la famille DeJesus s’il y a un message qu’elle souhaite adresser au suspect, c’est la tante de la jeune femme qui prend la parole : « Parce que nous sommes tous les enfants de Dieu, notre famille leur pardonne. Mais nous n’oublierons pas ».

Un seul des trois suspects sera finalement poursuivi dans cette affaire.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.