La revue de presse des Amériques

A la Une : Ariel Castro pour la première fois devant la justice

Ariel Castro (G) menotté, accompagné de Kathleen DeMetz, une avocate commise d'office, comparaît devant un tribunal de la ville, le 9 mai 2012.
Ariel Castro (G) menotté, accompagné de Kathleen DeMetz, une avocate commise d'office, comparaît devant un tribunal de la ville, le 9 mai 2012. REUTERS/John Gress

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Ariel Castro (G) menotté accompagné de Kathleen DeMetz, une avocate commise d'office comparaît devant un tribunal de la ville, le 9 mai 2012
Ariel Castro (G) menotté accompagné de Kathleen DeMetz, une avocate commise d'office comparaît devant un tribunal de la ville, le 9 mai 2012 REUTERS/John Gress

L’incroyable histoire des trois femmes séquestrées pendant une dizaine d’années fait toujours la Une des journaux. Ce jeudi 9 mai 2013, le principal suspect a comparu devant la justice. Selon le Plain Dealer, quotidien de Cleveland, Ariel Castro a été inculpé de viols et de quatre enlèvements : celui d'Amanda Berry et de sa fille de 6 ans Jocelyn, née en captivité, puis de Gina DeJesus et de Michelle Knight. Au fur et à mesure que l’enquête se poursuit, on apprend plus de détails sur le calvaire des trois femmes : pendant les premières années de leur séquestration, elles ont été enchaînées dans la cave. Ensuite, leur ravisseur les a fait monter au rez-de-chaussée et au premier étage où elles ont été enfermées dans les chambres.

D’après le Plain Dealer, les femmes ont reçu de la nourriture à travers des trous percés dans les portes. Pendant toutes ces années, elles auraient quitté la maison seulement à deux reprises, et seulement pour aller dans le garage, déguisées. A plusieurs reprises, Ariel Castro les aurait piégées, en laissant volontairement les portes de chambres ouvertes. Et si l’une des femmes tentait de fuir, il la rattrapait et la battait en guise de punition.

L’émotion des retrouvailles

Deux des trois jeunes femmes, Amanda Berry et Gina DeJesus, ont pu rentrer chez elles. Pancartes, ballons, animaux en peluche, larmes et embrassades, elles ont été accueillies par leurs familles et les voisins avec des cris de joie, selon le Plain Dealer. Le père de Gina DeJesus, tout en exprimant son bonheur de retrouver sa fille, rappelle que d’autres filles du quartier sont toujours portées disparue. « Je vais devenir un militant et aider à la recherche de ces personnes », promet Felix DeJesus, cité par le Plain Dealer.

Les informations sur les circonstances de cet enlèvement nous arrivent au compte-gouttes. Il reste encore beaucoup de questions, et notamment celle-ci : comment est-il possible que personne ne se soit rendu compte du drame. « Un certain malaise accompagne l’heureux dénouement de cette affaire », écrit le Washington Post. On a le sentiment qu’Ariel Castro n’est pas la seule personne qui porte la responsabilité du drame. « Il a peut-être bénéficié d’une omerta », écrit le journal, s’appuyant sur des témoignages. « Des gens, des voisins ont sûrement vu des choses », estime par exemple Tom Rodriguez, un habitant de Cleveland. « Maintenant ils se taisent de peur de voir débarquer la police chez eux ! »

Jean-Bertrand Aristidefait une apparition publique très remarquée

L'ancien président a été entendu hier comme témoin dans l’enquête sur l'assassinat d'un journaliste. L’occasion pour ses partisans de sortir en masse dans la rue et manifester leur soutien. « C’est normal, explique sa porte-parole au Miami Herald, le peuple haïtien l’aime et en profite pour montrer son affection pour lui ».

D’après Le Nouvelliste, Jean-Bertand Aristide devrait être un citoyen comme les autres. « Mais même ceux qui le disent ne le croient pas. L'attroupement… de ses partisans devant sa résidence, le déploiement massif des forces de sécurité, le cortège imposant, la foule euphorique, l'implication curieuse des médias comme de la population, tout indiquait que la justice ne recevait pas n'importe qui. L'homme de Tabarre n'est pas un citoyen comme les autres ». Selon le journal de Port-au-Prince, l’ancien président prépare son retour en politique. « Depuis le début des années 1980, homme d'Eglise ou homme politique, il revient, avec une constance marquée, au pays ou au-devant de la scène, porteur de peur et d'espérance. Revenir - d'études, d'exil, au pouvoir, de disgrâce -  est pour Aristide une habitude », écrit Le Nouvelliste.

Chaleureux accueil pour Nicolas Maduro à Buenos Aires

Le président vénézuélien Nicolas Maduro continue sa tournée dans la région. Mercredi 8 mai 2013, il a été reçu par la présidente argentine. D’après le journal La Nacion, Cristina Kircher n’a pas tari d’éloges sur son hôte, dont l’élection est toujours contestée par l’opposition. A l’occasion d’un dîner organisé pour Nicolas Maduro, la présidente argentine a levé le verre en s’exclamant : « C’est une nuit qui s’inscrit dans l’avenir, l’avenir de nos relations. Cet avenir commence aujourd’hui ! ». Parallèlement au voyage de Maduro, un des leaders de l’opposition vénézuélienne, Leopoldo Lopez, a également fait le déplacement à Buenos Aires, nous apprend le quotidien El Nacional. Reçu par des parlementaires de l’opposition, Lopez les a informés sur les irrégularités qui ont, selon l’opposition, entaché le scrutin du 14 avril. L’élection avait plongé le pays dans une crise politique. Pour en sortir, le chef de l’opposition Henrique Capriles demande ce jeudi l’aide de l’Eglise catholique, écrit El Nacional.

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