ETATS-UNIS

Associated Press se dit victime d'une «intrusion massive et sans précédent»

Le siège de l'agence Assiciated Presse à Manhattan (New York).
Le siège de l'agence Assiciated Presse à Manhattan (New York). REUTERS/Adrees Latif

Qu'en est-il de la liberté de la presse aux Etats-Unis ? L'agence de presse américaine AP vient de tirer la sonnette d'alarme : selon son président, AP aurait été victime d'une « intrusion massive et sans précédent » du département de la Justice américaine qui se serait saisi de deux mois de relevés téléphoniques de l'agence et de certains de ses journalistes.

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L'accusation est grave : le département de la Justice s'est saisi des appels téléphoniques passés ou reçus par des journalistes de l'agence américaine AP. C'est en tout cas ce qu'a déclaré le patron de l'organe de presse, Garry Pruitt. En cause : un article publié par AP en mai 2012.

Dans cet article l'agence de presse avait révélé une opération de la CIA au Yémen au printemps dernier. Opération qui avait empêché un complot d'al-Qaïda. Seulement pour publier cet article, AP a dû avoir recours à des informations classées top secret. Pour savoir d’où provient la fuite, le département de la Justice s’est saisi des appels téléphoniques des journalistes d’AP et ceci d’une manière secrète.

Dans une lettre au ministre de la Justice Eric Holder, le patron de l’agence clame qu’il n’existe « aucune justicfiation à une telle collecte de communications téléphoniques ». De son côté, le département de la Justice assure de ne pas avoir enfreint de lois et de réglementations en vigueur. « Nous devons prévenir l'organisation de presse à l'avance sauf si cela pose une menace importante à l'intégrité de l'enquête », s'est justifié le ministère dans un communiqué.

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