Russie / Etats-Unis

La Russie calme le jeu diplomatique après l’arrestation d’un espion américain

Michael Mc Faul, ambassadeur des Etats-Unis en Russie, à sa sortie du ministère russe des Affaires étrangères, où il était convoqué ce mercredi 15 mai.
Michael Mc Faul, ambassadeur des Etats-Unis en Russie, à sa sortie du ministère russe des Affaires étrangères, où il était convoqué ce mercredi 15 mai. REUTERS/Maxim Shemetov

Mardi 14 mai, les services secrets russes ont affirmé avoir arrêté un diplomate américain au moment où il tentait de recruter un agent russe pour le compte de la CIA. Ce mercredi matin, l’ambassadeur américain, convoqué au ministère russe des Affaires étrangères, s’est vu signifier une «protestation». Mais, après une série de déclarations enflammées, Moscou tente visiblement de ne pas rajouter d’huile sur le feu.

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Avec notre correspondante à Moscou, Anastasia Becchio

Le Kremlin a choisi l’ironie pour commenter l’affaire. « Nous sommes étonnés, c'est le moins qu'on puisse dire, par le fait qu'une tentative de recrutement grossière et maladroite ait lieu alors que les présidents Obama et Poutine ont exprimé la volonté d'intensifier la coopération entre les services spéciaux », a déclaré le conseiller de Vladimir Poutine, Iouri Ouchakov.

Il souligne, dans le même temps, que l’épisode n’a « rien d'extraordinaire » et que « la coopération entre les deux pays ne sera pas affectée après cet incident ».

Même état d’esprit du côté du ministre russe des Affaires étrangères, qui affirme n’avoir pas abordé le sujet avec son homologue américain, John Kerry, qu’il a rencontré en Suède. « Tout est suffisamment clair, et d'après moi, tout le monde a tout compris », a résumé Sergueï Lavrov.

La thèse de la quête d'informations sur l'attentat de Boston

Selon l’une des versions qui circulent, l’Américain arrêté mardi 14 mai par le FSB aurait cherché à recruter un agent russe qui a travaillé dans le Caucase du Nord. Il cherchait des informations sur les suspects des attentats de Boston, deux frères originaires de cette région russe.

Une version démentie sur la première chaine de télévision par une source anonyme, présentée comme un membre du FSB. L'homme, dont seule la silhouette apparait à l'écran, affirme que les services secrets russes étaient au courant de l'activité d'espion de Ryan Fogle depuis son arrivée, il y a deux ans. Pourquoi, alors, avoir attendu si longtemps pour le débusquer ? « La coupe était pleine », a expliqué l'agent.

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