Etats-Unis

Etats-Unis: le chef limogé du fisc nie tout motif politique au ciblage des conservateurs

Le chef du fisc américain rejette, devant le Congrès, toute accusation de motivation politique dans l’affaire du ciblage des groupes conservateurs.
Le chef du fisc américain rejette, devant le Congrès, toute accusation de motivation politique dans l’affaire du ciblage des groupes conservateurs. REUTERS/Joshua Roberts

Le chef du fisc américain rejette, devant le Congrès, toute accusation de motivation politique dans l’affaire du ciblage des groupes conservateurs. Steve Miller, le chef intérimaire du fisc qui a été limogé mercredi 15 mai par Barack Obama a été entendu le 17 mai par une commission de la Chambre à propos de la controverse entourant le ciblage indu de groupes de droite par l’IRS, les service fiscaux américains.

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Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet

Steve Miller a dû expliquer devant une commission parlementaire pourquoi le fisc s’était acharné sur les groupes de droite à la recherche du statut d’association à but non lucratif, alors que les organisations de gauche n’avaient jamais fait l’objet d’un examen aussi intensif.

Le patron du fisc, tout en s’excusant pour ce qu’il considère comme un excès de zèle, a rejeté l’accusation selon laquelle ce ciblage avait été effectué pour des raisons politiques. « Je ne pense pas que les gens qui ont mené les pratiques décrites aient eu des motivations partisanes, a-t-il expliqué. Je pense que des erreurs idiotes ont été commises par des gens qui essayaient d’être plus efficaces dans la sélection de leur travail ».

Cette explication toutefois n’a pas été acceptée par les républicains qui continuent de parler « d’intimidation politique » de l’administration démocrate entre 2010 et 2012. Le président Obama, qui a limogé Miller et l’a déjà remplacé, affirme avoir appris la nouvelle des ciblages la semaine dernière. Mais cette affaire venant s’ajouter aux controverses sur Benghazi et la saisie des relevés télephoniques de l’agence de presse AP contribue à donner l’image d’un chef qui n’a pas le contrôle de ses troupes.

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