La revue de presse des Amériques

A la Une : accidents mortels au Canada et aux Etats-Unis

Publicité

Depuis ce week-end, le spectaculaire accident de train au Canada a fait la Une de tous les journaux dans le pays. Dans la nuit de vendredi à samedi, un train transportant du pétrole brut a déraillé. S’en est suivie une énorme explosion. Le bilan provisoire est de 5 morts. Mais une quarantaine de personnes est portée disparue ce lundi. La ville de Lac-Mégantic où s’est produite l’explosion est « une ville dévastée » pour le journal québécois, Le Devoir. La ville, poursuit le quotidien, est « en deuil et se retrouve à souffrir en même temps de toutes sortes de morts : cinq décès confirmés, disparition de dizaines de victimes ; dévastation totale d’un centre-ville historique ; économie touristique grevée et des gens sans emploi, sans maison ; jusqu’à une grande fragilité environnementale, les déversements de pétrole ayant porté atteinte à la majesté du lac et de la rivière qui se trouve à son embouchure », s’inquiète le journal.

Stephen Harper sur place
 
Le Premier ministre canadien Stephen Harper s’est rendu sur place ce week-end. Il a évoqué une « scène de guerre ». Des mots repris ce lundi matin par La Presse à Montréal. La publication raconte que les pompiers se sont battus pendant plus de quarante heures contre les flammes. « Un tiers des 6 000 habitants a été évacués », précise La Presse. Et sur site du Journal de Montréal, on lit que la population est entre « colère et désolation ».
Pour le Toronto Star, il va s’agir maintenant d’analyser cette « scène de crime ». Plus globalement, l’ensemble de la presse canadienne ce matin se demande qui est responsable de cette catastrophe. Le Globe and Mail, le journal anglophone de Toronto, pose la question suivante : « Pourquoi le conducteur du train était-il seul à bord ? » La MMA, la compagnie de train basée aux Etats-Unis, est mise en accusation. On apprend, toujours dans le Globe and Mail que, depuis plusieurs années, des salariés de la compagnie militent pour des équipes d’au moins deux personnes à bord des locomotives. Une demande rejetée par la société qui assurait que l’apport technologique permet de n’avoir qu’un seul conducteur et par là même de baisser les coûts.

Interrogation autour du crash d’avion à San Francisco
 
Le Boeing 777 de la compagnie sud-coréenne Asiana Airlines s’est abîmé à l’atterrissage ce samedi dans l’ouest des Etats-Unis. Dans une vidéo amateur diffusée sur la chaîne de télévision CNN, les experts aéronautiques ont découvert que la queue de l’appareil a, semble-t-il, heurté une digue située aux abords de l’aéroport.
Le crash a fait 2 morts. Mais selon le San Francisco Chronicle, l’une des deux victimes aurait été tuée par un véhicule de secours dépêché en urgence. « Une autopsie a été réalisée ce dimanche », écrit le quotidien local, « elle révèle que la mort ne relève pas de brûlure ». « Il est possible qu’un de nos véhicules ou un autre ait aggravé des blessures », a avoué le responsable des pompiers cité par le journal.
Le quotidien populaire USA Today s’intéresse aux blessés de ce crash. 168 patients sont traités dans différents hôpitaux de San Francisco, nous apprend USA Today. Ceux qui se trouvaient dans le fond de l’appareil sont les plus touchés, croit savoir le journal.

Tentative pour redécoller

Les enregistrements des communications avec la tour de contrôle confirment que le pilote a demandé l’autorisation de remettre les gaz une poignée de seconde avant l’accident. Mais trop tard.
Le New York Times, de son côté, a recueilli le témoignage d’un passager. « Benjamin Levy, qui fréquente régulièrement la ligne, assure qu’au moment de l’atterrissage, il a vu de l’eau alors que normalement, on voit le tarmac », souligne le quotidien. Erreur humaine ou défaillance technique. Une enquête a été ouverte, écrit le journal, elle devra trancher. Mais ce lundi matin, les journaux s’étonnent de voir que si le pilote était expérimenté, il n’avait passé que quarante-trois heures aux commandes d’un 777. Il était encore en formation sur ce type d’appareil.

Les suites de l’affaire Snowden en Amérique du Sud
 
Ce week-end, plusieurs pays ont décidé de répondre favorablement à la demande d’asile de l’informaticien qui a révélé l’ampleur de l’espionnage des Etats-Unis. C’est le cas du Nicaragua, du Venezuela et de la Bolivie. Une information qui fait la Une dans les trois pays concernés. Au Nicaragua, par exemple, La Prensa ne cache pas son inquiétude après la prise de position du président Daniel Ortega. « Cette demande d’asile pourrait mettre en péril les relations économiques avec les Etats-Unis », peut-on lire. En Bolivie, le Coreo del Sur note l’unité des pays sud-américains après la réunion de l’Unasur la semaine dernière qui avait vu une unanimité de ton entre Etats de la région. Et au Venezuela, la dernière possibilité connue pour l'ancien agent de l'agence de sécurité américaine, El Universal raconte comment on a su que le pays a accepté la demande d’asile.

Nouvelles révélations dans cette affaire au Brésil
 
Le journal O Globo a eu accès à des informations exclusives d’Edward Snowden. Selon le quotidien, les services de renseignements américains ont intercepté des millions de courriers électroniques et d’appel téléphoniques. Ce qui fait dire au Folha de Sao Paulo que le Brésil est l’un des pays les plus surveillés par les Etats-Unis. Le gouvernement a en tout cas demandé des explications aux Etats-Unis, titre le journal. Mais il se pourrait bien que les opérateurs de téléphone et internet soient interrogés. « Ces accusations sont extrêmement graves », a jugé le porte-parole du ministère brésilien des Affaires étrangères, cité par les médias du pays. 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail